Delphine Saada : Celle qui criait au loup

.⁎⁎⁕*⁕⁎⁎ Avis de lecture ⁎⁎⁕*⁕⁎⁎.


Albane est une infirmière modèle, respectée et appréciée de ses collègues, qui pourtant ne savent rien d’elle. Après des journées éreintantes dans son service, elle s’occupe de ses deux enfants jusqu’au retour de leur père. Elle le fait parce qu’il le faut, sans plaisir. Depuis peu, quelque chose la déstabilise et la dérange chez sa fille de six ans. Albane développe un comportement inquiétant envers Emma, au point d’alerter son mari qui ne lui laisse pas le choix…

Ce roman avait, a priori, tous les codes pour en faire un bon drame familial. Il avait tout ce que j’aime chez Barbara Abel qui excelle, je trouve, dans le genre, ce qui faisait de ce roman, une lecture prometteuse. Il y avait surtout cette mystérieuse Albane, qui empoigne notre curiosité dès le départ. Car Albane n’est pas une femme comme les autres ; elle s’exprime peu, ne dévoile rien, et par conséquent, l’on est très vite intrigué par ce personnage, son histoire et ses failles. L’intrigue tourne autour d’Albane, mais surtout de son évolution. Du tableau coloré de départ à la toile fissurée à l’arrivée : Albane se dégrade. Psychologiquement, physiquement, autant dans sa vie professionnelle que personnelle : elle s’effondre. Je voyais la haine ou l’aversion pour sa fille enfler, le drame (familial) arriver. Le fait que ce dernier ne soit jamais venu aurait pu être une bonne surprise : chouette, une auteure m’a envoyée là où je ne m’y attendais pas ! or, étrangement, ce n’est pas ce qui s’est produit.

J’ai vu énormément de potentiel dans ce roman, et la plupart du temps, je l’ai aimé, mais le drame d’Albane est tellement en décalage avec l’amorce de cette révélation, qu’il a eu l’effet soufflé. J’ai décroché dès lors que j’ai compris que le mal-être actuel d’Albane avait à voir avec son passé ; qu’il n’aurait quasiment pas de conséquence sur le présent ; que les personnages resteraient à jamais secondaires et que l’histoire d’Albane, aussi triste et bouleversante soit-elle, n’aurait pas le petit truc dont j’aurais eu besoin pour qu’elle m’émeuve. Je suis complètement passée à côté de cette révélation, j’ai pris un autre chemin et je suis finalement restée assez hermétique, d’autant plus que l’ensemble reste déjà vu ; les personnages, transparents. Dommage, car j’ai pris plaisir à découvrir le début du roman et à voir sombrer Albane ; moins toute la partie visites chez le psychologue et le dénouement.

2 commentaires sur « Delphine Saada : Celle qui criait au loup »

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