Ilaria Tuti : À la lumière de la nuit

.⁎⁎⁕*⁕⁎⁎ Avis de lecture ⁎⁎⁕*⁕⁎⁎.


Atteinte d’une maladie rare et condamnée à l’obscurité, Chiara, huit ans, fait des rêves aussi étranges qu’effrayants : dans la forêt qui jouxte sa maison, elle voit un arbre couvert de mystérieuses inscriptions au pied duquel repose un cœur d’enfant.
Chiara est convaincue que son rêve fait écho à des événements réels. Terrifiés, ses parents contactent la police, lançant la commissaire Battiglia sur les traces d’un passé tourmenté.
Dans cette région d’Italie où la terre est brûlante, seuls peuvent enquêter ceux qui survivent à la lumière de la nuit…

Ilaria Tuti nous avait habitué, avec Sur le toit de l’enfer et La nymphe endormie, à des romans denses, des intrigues riches, des thèmes forts, des personnages fouillés et des ambiances omniprésentes. À la lumière de la nuit n’a rien de tout ça.
Oh, certes, la commissaire est toujours aussi attendrissante, son équipe humaine, et l’on gratte un peu plus l’histoire des personnages. Cependant, pour moi, À la lumière de la nuit n’est qu’un roman de transition. Il y en a un dans la plupart des séries. Un roman qui fait le lien entre deux grosses parties de l’intrigue générale, presque là pour faire patienter le lecteur. Un roman qui n’apporte pas grand-chose, presque rien en réalité. D’ailleurs, la différence est flagrante : il suffit de comparer le nombre de pages, que l’on a divisé par deux entre les premier et troisième tomes, par 3 entre le second et le troisième. Pour une auteure qui excelle dans les intrigues riches, c’est un peu dommage, d’autant qu’elle ne s’en sort pas si bien dans le roman court. Une intrigue bâclée, très facile, trop facile même, une enquête quasi-absente et trop vite expédiée, au déroulé plus que classique, sans une once de suspense, qui utilise les ellipses et autres facilités scénaristiques. Ce à quoi Ilaria Tuti ne m’avait pas du tout habituée.

Le but de ce roman ? je ne l’ai pas vraiment compris. Le fil rouge existant depuis le premier tome aurait très bien pu être intégré à une autre intrigue, une autre histoire, une autre ambiance. Ambiance d’ailleurs très peu existante, à mon grand regret. Comparé à ses prédécesseurs, À la lumière de la nuit est une marche ratée pour moi et que l’on aurait pu éviter sans problème pour passer à l’étape suivante. Seul point positif : les personnages. J’aime les personnages de cette autrice qui sait manier l’âme humaine pour la rendre tantôt plus rude, tantôt plus douce. Mais il n’y a que ça à sauver, car même dans la correction, il y a eu des ratés. M’enfin, on est chez Robert Laffont, on ne s’étonne plus des personnages qui changent de prénom, des oublis de mots, des fautes d’orthographe et de conjugaison… 🙄

8 commentaires sur « Ilaria Tuti : À la lumière de la nuit »

    1. Malheureusement, ce sont toutes les maisons d’édition qui sont à blâmer pour ça… Chez Laffont et Calmann c’est vachement récurrent quand même ^^
      Cela dit, les deux premiers romans de la série sont vraiment bien, je les ai adorés !

      Aimé par 1 personne

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