Multiplexe #1

📽 Le coin cinéma

Taking Lives, Destins ViolĂ©s – Split – LA FEMME QUI HABITAIT EN FACE DE LA FILLE Ă€ LA FENĂŠTRE


TAKING LIVES, DESTINS VIOLÉS

Illeana Scott, profiler du FBI, sonde les esprits meurtriers. Sa mĂ©thode, basĂ©e sur l’instinct, lui permet de retrouver et de capturer les criminels recherchĂ©s les plus dangereux.
A MontrĂ©al, une Ă©quipe de dĂ©tectives fait appel Ă  ses services pour tenter de pĂ©nètrer l’esprit aiguisĂ© d’un 
serial killer. Après de longues et mĂ©ticuleuses observations, elle Ă©met une thĂ©orie : ce tueur-camĂ©lĂ©on serait un « violeur de vies », usurpant les destins et l’identitĂ© de ses victimes.
Mais l’agent Scott se retrouve mise Ă  l’Ă©cart par la police locale qui voit d’un mauvais oeil ses mĂ©thodes de travail peu orthodoxes et ses dons hors du commun. Et lorsqu’elle s’engage dans une relation amoureuse complexe, la spĂ©cialiste commence Ă  douter de ses capacitĂ©s.
Seule dans une ville hostile où elle ne peut faire confiance à personne, Illeana Scott se voit embarquée dans un voyage terrifiant.

Amateurs de thrillers, ce film disponible sur Netflix va vous ra-vir. Ah, mais si ! C’est simple : il a tout ! Pardon, je n’ai pas terminĂ© ma phrase : il a tous les clichĂ©s possibles et inimaginables du genre, mĂŞme ceux que l’on a oubliĂ©s, parce que c’Ă©tait tellement clichĂ© que plus personne ne les utilisent. Bon, c’est un film de 2004, l’Ă©poque oĂą ce genre de thrillers Ă©tait en vogue : il en sortait Ă  la pelle, et ça fonctionnait. Le pire, c’est que ça fonctionne encore. MĂŞme en n’Ă©tant pas du tout fan du casting (Angelina Jolie en profiler, ça ne passe vraiment pas) et en ayant anticipĂ© absolument tout (parce que si tu as vu un film de ce genre, tu les as tous vus), je me suis laissĂ© prendre au jeu. Un film très classique donc, que je pourrais sĂ»rement revoir, mais qui manque de profondeur et d’originalitĂ© tant au niveau de l’intrigue que des personnages pour en faire un très bon film. Mais ça tombe bien, on va un peu reparler de ça Ă  la fin de cet article.


SPLIT

Kevin a déjà révélé 23 personnalités, avec des attributs physiques différents pour chacune, à sa psychiatre dévouée, la docteure Fletcher, mais l’une d’elles reste enfouie au plus profond de lui. Elle va bientôt se manifester et prendre le pas sur toutes les autres. Poussé à kidnapper trois adolescentes, dont la jeune Casey, aussi déterminée que perspicace, Kevin devient dans son âme et sa chair, le foyer d’une guerre que se livrent ses multiples personnalités, alors que les divisions qui régnaient jusqu’alors dans son subconscient volent en éclats.

Il y a très longtemps que je voulais voir ce film, parce que j’en avais entendu beaucoup de bien et pas que. Il est restĂ© pas mal de temps sur Netflix qui me le conseillait d’ailleurs, et le jour oĂą j’ai voulu le regarder, il n’y Ă©tait plus. Une pĂ©tition a tournĂ© pour le retrait du film de la plate-forme Ă  cause de la façon dont est traitĂ© la maladie (le trouble dissociatif d’identitĂ©) dans ce long-mĂ©trage. Je ne vais pas trop dĂ©velopper mon avis ici, mais pour rĂ©sumer la chose mĂŞme si je peux comprendre la colère de certains, ce film n’est justement qu’un film et n’a pas la prĂ©tention d’ĂŞtre autre chose qu’une histoire fictive. ĂŠtre rĂ©voltĂ©, d’accord ; de lĂ  Ă  demander sa censure et son retrait d’une plate-forme, je trouve ça dommage. Cependant, j’aurais peut-ĂŞtre rĂ©agi diffĂ©remment si j’avais Ă©tĂ© concernĂ©e par le TDI.
Mais voilĂ , je trouve ça dommage, d’autant plus qu’il est pas mal, ce film, et que j’ai trouvĂ© l’acteur principal plutĂ´t bluffant. Certes, la fin et la dernière personnalitĂ© rĂ©vĂ©lĂ©e de Kevin frĂ´lent l’invraisemblance, mais on est très loin de ce que proposent ce genre de films d’habitude, notamment dans l’acting et le traitement des diffĂ©rentes personnalitĂ©s. Le scĂ©nario est convenu, la prestation bluffante. PlutĂ´t que de dire que les personnes atteintes de TDI sont des psychopathes, j’ai trouvĂ© que le film mettait assez bien en lumière les diffĂ©rences frappantes d’âges, de goĂ»ts et de caractères entre les diffĂ©rentes identitĂ©s qui habitent le corps des personnes concernĂ©es. Certes, Kevin est parfois un ĂŞtre ignoble, mais que le personnage soit un peu tarĂ© suivant quelle identitĂ© prend le contrĂ´le, appuie justement le fait que chaque personnalitĂ© est diffĂ©rente. En tout cas, ça m’a donnĂ© envie de me renseigner sur le sujet plutĂ´t que d’implanter dans mon crâne que les personnes atteintes de TDI sont toutes folles.


LA FEMME QUI HABITAIT EN FACE DE LA FILLE À LA FENÊTRE

Pour Anna, qui a le cĹ“ur brisĂ©, les jours se suivent et se ressemblent. Elle s’assoit avec un verre de vin, regarde par la fenĂŞtre et voit la vie se dĂ©rouler sans elle. Mais quand un charmant voisin s’installe de l’autre cĂ´tĂ© de la rue avec sa fille, Anna commence Ă  voir le bout du tunnel. Jusqu’au jour oĂą elle est tĂ©moin d’un meurtre horrible… ou pas ?

La Femme qui habitait en face de la fille Ă  la fenĂŞtre est une mini-sĂ©rie Netflix de 8 Ă©pisodes, qui mĂ©lange humour et suspense Ă  la perfection. D’un bord, on a une intrigue Ă  suspense relevant du genre thriller, dans laquelle on suit la course Ă  la vĂ©ritĂ© concernant un meurtre. Problème, le tĂ©moin est alcoolique et personne ne le prend au sĂ©rieux. Descente aux enfers, multiples rebondissements et enquĂŞte, l’intrigue a de quoi tenir le spectateur en haleine, d’autant qu’elle est portĂ©e par des acteurs talentueux. Kristen est aussi belle qu’elle est crĂ©dible dans son rĂ´le (j’adore cette actrice, je ne suis pas forcĂ©ment objective), et ceux qui l’accompagnent n’ont rien Ă  lui envier.
Mais cette sĂ©rie n’est pas simplement qu’un bon thriller, c’est aussi, et surtout une parodie des thrillers en gĂ©nĂ©ral. RassurĂ©e de ne pas ĂŞtre la seule Ă  relever autant de similitudes entre les thrillers actuels, je me suis dĂ©lectĂ©e des petits pics lancĂ©s Ă  leur intention, car c’est vrai, le thriller est un genre hyper clichĂ©.
LĂ  oĂą la sĂ©rie a Ă©tĂ© très intelligente dans la rĂ©alisation et l’Ă©criture, est que le sĂ©rieux de l’intrigue de fond et la parodie se fondent l’une dans l’autre. C’est un plaisir Ă  regarder, autant pour la parodie que pour l’intrigue que l’on suit avec beaucoup d’attention. En dĂ©finitive, on apprĂ©cie se moquer du thriller, mais on tient Ă  connaĂ®tre le dĂ©nouement de cette intrigue qui se dĂ©roule de façon humoristique en empruntant tous les codes clichĂ©s du genre. Balaise !

3 commentaires sur « Multiplexe #1 »

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