Romain Sardou : Délivrez-nous du mal

.⁎⁎⁕*⁕⁎⁎ Avis de lecture ⁎⁎⁕*⁕⁎⁎.


En voulant préparer l’article qui parlera du livre que je viens d’achever, je me suis rendu compte que je n’avais même pas pris le temps de publier celui-ci. Pire, le brouillon était totalement vide, un vide plutôt éloquent tant il y a à dire sur Délivrez-nous du mal, et tant tout peut se résumer en si peu de mots : c’était excellent.
Délivrez-nous du mal fait suite à Pardonnez nos offenses, dont j’ai parlé très récemment, livre qui a été une très belle surprise. Sa suite n’est que meilleure. L’on voit l’évolution positive de l’auteur, l’on décèle une nouvelle assurance et quelques prises de risques. Si le premier roman était un thriller médiéval dans son entièreté, sur fond de religion, ici viennent se gréffer quelques genres innatendus, et notamment le fantastique avec lequel l’auteur flirte habillement. Le pitch est simple :

Quercy, XIIIe siècle.
Dans un village perdu, une troupe d’hommes en noir enlève un enfant. Refusant d’admettre que le petit est perdu, le prêtre du village décide de se lancer à la poursuite de ses ravisseurs. Les indices qu’il glane à mesure de sa quête lui font craindre d’être mêlé à une terrible affaire de sorcellerie… Mais il n’est pas le seul à s’intéresser à l’enfant.
Pendant ce temps, à Rome, Bénédict Gui se voit confier une mission spéciale : retrouver le frère de la belle Zapetta, qui travaille pour la mystérieuse Sacrée Congrégation.
Dans un Moyen Age hanté par les querelles religieuses, où le pouvoir de l’Eglise est plus fort que jamais, se noue une intrigue dont les fils remontent jusqu’au Vatican.

Difficile de parler de ce livre sans répéter tout ce que j’ai pu déjà dire à propos du premier livre de la série, puisque l’ambiance est la même (bien qu’améliorée), certains personnages reviennent, et globalement, cette suite est complètement dans le prolongement de l’autre, pas tant dans l’histoire, mais dans l’atmosphère et l’époque. Seule change l’intrigue, et cependant, à bien des égards, les romans sont très différents.
Outre le fait que l’intrigue est beaucoup plus développée et riche ici, l’écriture s’est arrondie, perfectionnée ; l’auteur s’est affirmé et l’on a même gratté un peu plus le côté historique, tout en s’ouvrant à d’autres genres. L’évolution est indéniable, percutante et très séduisante. J’aurais pu lire des dizaines de romans de la sorte, dommage, la série ne compte que deux romans. Je dois avouer avoir aussitôt essayé de lire l’auteur dans un tout autre genre, le roman policier, sans vraiment accrocher. J’ai remis cette lecture à plus tard, mais je suis quasiment certaine de ne jamais autant apprécier Romain Sardou que lorsqu’il fait du thriller médiéval, car il faut se rendre à l’évidence, cette duologie est tout bonnement géniale !

Parfois, il n’y a rien de plus à dire que : j’ai passé un moment de dingue, j’ai aimé lire ce livre, j’ai encore plus aimé le vivre, et c’était juste génial. Eh bien, voilà, c’est ça.

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