“Ton nom Démon. Dis-moi ton nom démon” : Le coin cinéma

Délivre-nous du mal de Scott Derrickson

Je suis friande d’œuvre traitant la possession, probablement parce que l’idée qu’une telle chose puisse exister m’effraie tout à fait. En matière de possession, j’ai donc vu beaucoup de choses, du meilleur classique au pire navet, du film au documentaire, du témoignage à la fiction. Rares sont les œuvres qui arrivent à me faire peur comme c’était le cas avant, lorsqu’un film était capable de me tenir éveillée une nuit entière après son visionnage, hantée que j’étais par les images. Aujourd’hui, j’arrive encore, très rarement, à être impressionnée, mais la plupart du temps, je suis déçue, si bien que je ne consomme plus d’horreur, encore moins de possession. Tout a été fait, refait et mal refait, les œuvres d’horreur exploitent les mêmes filons, c’est bon : on a compris !
Alors lorsque j’ai vu en page d’accueil Netflix ce film de Scott Derrickson, puis que j’ai lu le résumé, j’ai doucement ri, même en sachant le réalisateur capable de faire de sympathiques choses (Sinister, L’exorcisme d’Emily Rose que j’ai adorés). Ri, mais pas pour longtemps.

La violence et la noirceur, le sergent Ralph Sarchie connaît bien. Flic dans le Bronx, il est chaque jour témoin du pire de la nature humaine. Ce qu’il endure a même fini par affecter sa relation avec sa femme, Jen, et leur petite fille, Christina. Pourtant, rien ne l’avait préparé à l’affaire que lui et son partenaire Butler vont découvrir. Dépassé, Sarchie va devoir s’allier à un prêtre renégat dont la foi a souvent vacillé, qui tente de le convaincre que les horribles événements qui se multiplient sont liés à des possessions démoniaques… Ensemble, le policier et le prêtre accumulent les preuves que le Mal est à l’œuvre, et Sarchie est forcé de remettre en cause tout ce en quoi il a toujours cru pour combattre les puissances occultes qui menacent la ville et sa famille…

Je me suis dit : allez, tentons. Au pire, j’arrêterai en cours de route et me redirigerai vers une valeur sûre (j’avais le film Rec en ligne de mire), soit, ce sera sympa et j’aurai regardé un film comme je l’avais prévu. J’étais loin de penser que ce visionnage donnerait lieu à un coin cinéma, encore moins que je l’aimerais autant. Car oui, j’ai vraiment beaucoup aimé Délivre-nous du mal qui possède tous les ingrédients types des films de possession/exorcisme, mais qui durant tout le temps qu’il dure, ne donne justement pas l’impression de les utiliser.
Le long-métrage démarre tel un mauvais film policier, il faut le dire. La première demi-heure est peu convaincante, rebutante même avec son casting de beaux gosses bad boys et ses personnages et scènes clichés sur pattes, mais dès lors que le diable montre le bout de son nez, j’ai trouvé l’ensemble plutôt convaincant, les possédés à la hauteur de la réputation que j’attends d’eux : qu’ils m’impressionnent et me secouent ; et la longue scène d’exorcisme fait le boulot.
L’intrigue dans son ensemble est plutôt sympa, les effets très chouettes, on abuse ni des jumpscare, ni de la surenchère, et le film n’a pas, je pense, pour vocation d’en mettre trop dans les yeux du spectateur en mal de sensations fortes. C’est un film qui fait bien le boulot justement parce que les ingrédients sont très bien dosés et qu’il y a une vraie ambiance oppressante et angoissante.

Une très belle surprise donc, que je conseillerais avec joie à qui veut manger de la possession : on ne voit clairement pas les 2 h passer.

2 commentaires sur « “Ton nom Démon. Dis-moi ton nom démon” : Le coin cinéma »

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