“Personne ne sort d’ici vivant” : l’adaptation qui donne envie de lire le roman ? #1

Personne ne sort d’ici vivant de Santiago Menghini
Adaptation du livre éponyme d’Adam Nevill

Adam Nevill est un écrivain doué. Très doué. Doué, mais pas infaillible. Avec lui, c’est 50/50. J’ai adoré Le rituel et Derniers jours, abandonné Appartement 16 et Personne ne sort d’ici vivant. Outre le gros problème de traduction des deux derniers (Le rituel et Derniers jours, eux, ont été traduits par Benoit Domis), c’est le caractère trop classique et peu surprenant de chaque début d’ouvrage qui m’a empêché d’entrer dans ces deux romans, et m’a donc poussé à les mettre de côté pour finalement ne jamais les reprendre. Si je vouais une admiration certaine pour Nevill avant mes deux dernières expériences, c’est désormais avec méfiance que j’aborde ses œuvres. Aussi n’attendais-je rien de cette adaptation, mais à la différence du roman, elle m’a permis de découvrir une intrigue en moins de 2 h et m’a évité une perte de temps monstrueuse. Alors la question est la suivante : Personne ne sort d’ici vivant, le film, est-il assez bon pour m’avoir donné envie de retenter le roman malgré mon abandon ?

Ambar est une immigrante qui rêve d’une vie meilleure en Amérique. Contrainte de prendre une chambre dans une pension, elle se retrouve prisonnière d’un cauchemar sans issue.

Pas de suspense. Non, l’adaptation ne donne absolument pas envie de retenter le roman. Oh, certes, la recette du film d’horreur est savamment respectée, de l’intrigue aux jump scare. Mais justement, c’est précisément pour cela que j’ai abandonné le livre, pour cela que j’ai détesté ce long-métrage. Une lumière qui s’éteint, une ombre qui bouge, hallucinations, flash back, fantômes, mauvais effets spéciaux, le tout saupoudré de gore : bouh ! Même pas peur. C’est vu, revu, surfait, l’ambiance est inexistante, rien ne surprend ou ne fait peur. Les personnages et l’intrigue sont caricaturaux, typiques des œuvres à base de maison hantée qui peinent à innover. Peut-être le concept a-t-il été usé jusqu’à la corde, en tout cas, ça ne fonctionne plus avec moi. La différence avec ce film, c’est qu’il cherche cependant à créer autre chose en grattant un peu les personnages, et notamment la jeune femme en première ligne. On lui trouve un passé, on lui construit une vraie histoire et on distille le tout entre deux scènes à suspense. Sauf que : on ne comprend rien à l’histoire personnelle du personnage principal parce que le film n’en dit jamais assez, et du coup elle devient sans intérêt.
Jusqu’au dénouement – qui donne une explication à peu près potable (via une bête d’une incompréhension visuelle sans nom et qui donc n’impressionne pas du tout) -, l’intrigue n’est pas crédible, les choix du personnage discutables, et les bases de l’intrigue bancales. Et forcément, je n’ai pas cru une seconde à cette histoire, et lorsqu’on ne croit pas à une histoire, qui plus est d’horreur ou censée effrayer, elle n’a aucun effet.

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