Le coin cinéma : Mr. Robot – saison 1

Elliot Alderson travaille à New York en tant qu’ingénieur en sécurité informatique pour Allsafe Security. Ce dernier, qui lutte constamment contre un trouble d’anxiété sociale et de dépression, semble fortement influencé par la paranoïa et l’illusion. Alors qu’il pirate les comptes des gens, ce qui le conduit souvent à agir comme un cyber-justicier, Elliot rencontre Mr. Robot, un mystérieux anarchiste qui souhaite le recruter dans son groupe de hackers connu sous le nom de Fsociety. Leur objectif : rétablir l’équilibre de la société par la destruction des infrastructures des plus grosses banques et entreprises du monde, notamment le conglomérat E Corp. qui, par ailleurs, représente 80% du chiffre d’affaires d’Allsafe Security.


Mais qu’est-ce qu’elle a, à nous ressortir une série vieille de 5 ans celle-ci ?

Whatsyourask – Mac Quayle (Mr Robot)

Mr. Robot est une série américaine de Sam Esmail, dont la diffusion a débuté au cours de l’année 2015. Pour la version française et la diffusion sur nos écrans, il a fallu attendre une petite année. En 2015, je ne faisais pas du tout partie du cercle littéraire, je ne lisais d’ailleurs pas et je consacrais mon temps libre aux jeux vidéo, notamment sur les serveurs américains de MMORPG pas vraiment connus. À cette époque-là de ma vie, j’ai développé une fascination pour la langue de Shakespeare, si bien que j’avais comme projet de partir en Angleterre histoire de revenir avec un anglais parfait. Spoil : ça ne s’est jamais fait. Je squattais donc les serveurs américains, et je regardais des séries en VO grâce à des sites pas très légaux.
Et parmi ces sites, une plate-forme qui a depuis disparue, avait une équipe en or qui traduisait, pour nous autres pauvres français, des séries, films ou documentaires américains que nous mettions des mois à obtenir par des chemins plus légaux : la télévision. Et c’est donc par ce biais que j’ai regardé pour la première fois, la saison 1 de Mr. Robot en VOST (la meilleure version, ne cherchez pas).
À cette époque-ci, il y avait encore la magie de l’attente entre chaque épisode, et dans ce cas précis, l’attente était insupportable. D’autant plus qu’une fois l’épisode sorti en Amérique, il fallait attendre encore plus longtemps pour la traduction. Certes, ce n’était l’affaire que de quelques jours (et encore, parfois c’était le lendemain), mais cette série me plaisait tellement que j’en étais devenue impatiente. Accro. Car comme pour certains livres qui façonnent nos goûts et nos préférences, Mr. Robot a eu une importance majeure dans ma façon de consommer et d’apprécier les séries. Si bien, qu’à défaut de trouver mon bonheur dans d’autres productions, c’est vers celle-ci, du moins sa saison 1, que je me suis tournée des dizaines de fois, quitte à prendre le risque de m’en lasser. Et comme Bohemian Rhapsody m’a donné envie de revoir cette série (parce que l’acteur principal est le même et qu’il est diablement bon), je me suis dit qu’il serait intéressant d’en parler après visionnage.

Je ne sais donc plus à combien de visionnages j’en suis désormais : j’ai arrêté de compter. Cependant, la magie opère toujours et je ne sais pas si cela relève de la série en elle-même et de son incroyable histoire au dénouement de fou, ou la performance de Rami Malek, car les deux sont divines et ont participé au succès de cette série en ce qui me concerne.
Bien avant le personnage de Freddie Mercury, Rami Malek a revêtu le costume d’Elliot Alderson, un jeune ingénieur et accessoirement hacker, passionnant et intrigant. Vous savez, ces personnages en équilibre, à mi-chemin entre la dépression et la dépression profonde, que l’on sent fragile et sur le point de péter un câble à chaque seconde ? C’est un peu ça. Ça et bien d’autres choses, car ce qui caractérise le mieux Elliot est sa complexité et son rapport à lui-même et à l’autre. Ça le rend à la fois fascinant et attendrissant, d’autant plus que ses craquages l’humanisent avec force et authenticité. Le super-héro a aussi ses faiblesses ; ça casse un peu les codes. De fil en aiguille, il rencontre des gens avec qui il ne va avoir qu’un seul objectif : sauver le monde. Bah oui, c’est ce que font tous les super-héros (non, mais pas comme vous l’entendez : on n’est pas dans un comics). Ça paraît simpliste sur le papier, mais croyez-moi, ça ne l’est pas du tout.

Si comme Elliot vous attendez les bras croisés que la suite vienne, vous pouvez continuer d’attendre les bras croisés que la suite vienne. On est dans une série, et le temps de mettre en place les quelques bribes d’intrigue que j’ai dévoilées dans le paragraphe au-dessus, l’histoire a déjà débuté et je ne peux rien dire de plus 🤐 Vous êtes déçus ? Parlons alors du grand thème de cette saison 1.
Mr. Robot à l’avantage certain, par le biais de l’objectif ultime : sauver le monde, de dépeindre une époque gangrenée par ceux qui sont aux pouvoirs : les grandes entreprises, les réseaux sociaux, les pourris et les corrompus. En un sens il y a une critique plutôt virulente de la société et de la façon dont elle tourne : dans le bon sens pour certains, à l’envers pour la majorité. Le but d’Elliot et du groupe qui va le recruter est de rééquilibrer tout ça. Évidemment, le hacking prend une place énorme et Rami Malek aussi. Faut-il aimer l’un et l’autre pour apprécier cette série ? Concernant l’acteur, il est certain que si on ne l’apprécie pas, on prend moins de plaisir : il est toujours à l’écran, ou presque. Concernant le piratage, j’ai envie de dire que ça reste très accessible : je n’y connais rien et j’ai tout pigé. Bon par contre, c’est comme Elliot : très souvent le cœur du sujet. Cependant, quelque part, ce n’est qu’une excuse pour aborder d’autres thèmes et travailler les personnages, notamment celui d’Elliot, pièce maîtresse de cette saison 1. Les personnages ambivalents, tout ça… 🖤🖤 Et pour une fois, on ne se concentre pas uniquement sur son passé et sa vie (mais un peu quand même), mais sur lui en tant qu’être humain ; comment il fonctionne, ses peurs, ses névroses, ses qualités, ses défauts, sa douceur, bref, ses ombres et sa lumière.
Mais le plus étonnant dans cette saison reste encore son dénouement. Si l’ensemble est génial et qu’on s’éprend d’Elliot, de ce qu’il vit et dégage, le détail qui change tout et fait passer cette saison de très bonne à parfaite, est sa fin. Une fin qui oblige le spectateur à recommencer depuis le début pour tout analyser. Un second visionnage encore plus kiffant que le premier avec un regard totalement différent. Une saison que l’on regarde deux fois sans vivre la même histoire. Et si je prends autant de plaisir à regarder cette série encore aujourd’hui et même en connaissant le twist ending, c’est parce qu’à chaque visionnage, je découvre un nouveau détail, un petit truc que je n’avais pas vu avant, ou mieux, parce que la série arrive encore à me faire croire que, parce que c’est convaincant. Bon et puis c’est vrai, j’aime beaucoup Rami Malek, mais ça, j’en ai déjà parlé ici.

Bref, contrairement à Bohemian Rhapsody, film qui aurait été dénué de tout intérêt pour moi sans Rami Malek, là c’est un peu différent. Mr. Robot sans Malek n’aurait sans aucun doute pas eu la même saveur, mais l’inverse est cette fois-ci également vrai. Car si l’acteur porte la saison sur ses épaules, son intrigue est tout aussi complexe et balaise, même si les histoires des personnages secondaires ne m’ont pas forcément plu ; dès qu’Elliot quitte l’écran ou l’intrigue (et ça arrive dans certains pans), je trouve le temps toujours un peu plus long et l’histoire pas forcément attractive (même si tout ça est nécessaire). Cette saison est une pure tuerie et si j’ai toujours abandonné la saison 2 tellement la première est dingue et le début de la seconde fade, cette fois-ci, je vais essayer de poursuivre la série jusqu’à la finir complètement pour la première fois. Et si vous avez l’occasion de tenter cette série, allez-y !

Les images et synopsis de cet article ont été pris sur le site Allociné.

5 commentaires sur « Le coin cinéma : Mr. Robot – saison 1 »

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