Le coin cinéma : Bohemian Rhapsody (2018) ou la parenthèse groupie (mais pas de Queen)

Bohemian Rhapsody retrace le destin extraordinaire du groupe Queen et de leur chanteur emblématique Freddie Mercury, qui a défié les stéréotypes, brisé les conventions et révolutionné la musique. Du succès fulgurant de Freddie Mercury à ses excès, risquant la quasi-implosion du groupe, jusqu’à son retour triomphal sur scène lors du concert Live Aid, alors qu’il était frappé par la maladie, découvrez la vie exceptionnelle d’un homme qui continue d’inspirer les outsiders, les rêveurs et tous ceux qui aiment la musique.


Si j’avais dû voir ce film bien avant, au cinéma, ç’aurait été pour Rami Malek. Qu’on se le dise, je me fiche bien que ce film retrace la carrière de Queen, de Brigitte Bardot ou du chat de mon voisin. Je ne connais pas Queen plus que cela, même si le groupe accompagne certains de mes jours de ménage ou de repassage (avec Bowie). Mais Rami Malek, ça c’est un argument, un vrai.
Si je n’ai pas vu ce film avant aujourd’hui, même au cinéma alors que ça doit envoyer, c’est aussi à cause de Rami Malek. C’est bon, je vous perds ? Je vous explique.

Comme certains, j’ai découvert cet (incroyable) acteur dans la série Mr. Robot, une série qui a complètement changé ma façon de consommer le format série justement, et d’apprécier ou non le jeu des acteurs. Tout, depuis le visionnage de la prodigieuse saison 1 (j’ai arrêté la saison 2 dès le début) me paraît désormais fade. Problème, je trouve Rami Malek trop bon. « Trop », parce que ses personnages, sa façon de jouer, ses expressions, son regard, ses émotions… tout me hante. Aujourd’hui encore, j’ai des flashs d’Elliot qui me reviennent en tête, des regards et émotions qui m’ont marquée. Et si voir jouer Malek sur l’instant est un réel plaisir, l’après est plus douloureux. Oui, je pèse le mot : c’est douloureux. Les personnages qui m’habitent un peu trop, qui me parlent ou qui me fascinent, ne m’accompagnent pas uniquement dans le bon sens du terme. Ils me font ressasser des choses, des passages de films, de séries, de livres, pas forcément agréables. Et donc, Rami Malek a beau être l’un des meilleurs acteurs de sa génération, à mon avis, je le redoute un peu, ou plutôt son talent à jouer et donc, ses personnages. Et c’est pour cette raison que le DVD de Bohemian Rhapsody prenait la poussière depuis des mois.

Mon avis est donc biaisé et ne va absolument pas porter sur l’intrigue : je ne connais ni l’histoire de Queen ni la vie de Freddie Mercury, je ne peux donc juger ce pan de l’intrigue. D’autres l’ont fait pour moi. D’autre part, je ne suis pas friande de biopic, la seule chose qui me fait kiffer dans ce genre-là sont les chansons lorsqu’un film s’attaque à un chanteur ou groupe de musique. Et de toute façon, on ne sait jamais ce qui est vrai ou scénarisé ; à partir de là, il y a toujours une certaine distance entre les biopics et moi.
Mon avis va se concentrer sur la performance de Rami Malek, et sans aucune objectivité : ce type est juste terrible. Toute la beauté, la justesse et l’intérêt du film ont reposé sur ses épaules, dans ses yeux, dans sa gestuelle. Tout pareil qu’avec Mr Robot, mais différemment en même temps puisque les personnages n’ont rien en commun. L’acteur habite ses rôles à la perfection et, clairement, sans lui, Bohemian Rhapsody aurait eu bien moins de saveur à mon goût.
Le résultat, ce sont des heures, des jours même, à tenter de me sortir le personnage de la tête, d’ignorer sa présence et son existence, en vain. Comme avec Elliott. Si bien que j’ai dû le revoir dans la foulée, simplement par manque de l’acteur, par envie de le revoir accomplir sa performance.

Je ne sais pas si Bohemian Rhapsody est un bon film, car si on enlève Rami Malek, il ne reste plus grand-chose hormis une histoire a priori édulcorée, arrangée et éloignée de la vérité aux dires de certains, et des chansons vraiment chouette à réécouter (mais je n’ai pas besoin d’un film pour écouter Queen). Il a en tout cas eu le mérite de faire connaître un peu plus l’incroyable acteur qui joue Mercury, cet acteur dont je suis friande et qui m’impressionne à chaque fois. Mon admiration pour Malek a évidemment joué dans le plaisir que j’ai eu à regarder ce film, si bien que je suis à deux doigts d’aller fouiner dans sa filmographie et de passer outre la déception des premiers épisodes de la saison 2 de Mr. Robot (en vrai, j’ai déjà décidé de me procurer la série en DVD dès que possible). Rien que pour le plaisir de le voir jouer, lui. En définitive, c’est lui qui rend ce film bon et digne d’un grand intérêt dans mon cas. Bref, j’ai bien aimé le film, mais j’ai encore plus aimé la performance de Rami Malek.

Parenthèse groupie fermée.

Les images et synopsis de cet article ont été pris sur Allociné.

2 commentaires sur « Le coin cinéma : Bohemian Rhapsody (2018) ou la parenthèse groupie (mais pas de Queen) »

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s