Le coin cinéma, spécial Johnny Depp et Tim Burton (Partie 2 et film bonus)

En octobre 2019, lorsque j’ai fait le mois spécial horreur, j’ai, sans faire exprès, regardé deux films d’un même duo de réalisateurs : Doron et Yoav Paz (The golem et JeruZalem). C’est au moment de regarder qui avait réalisé ces deux long-métrages que, oh surprise, les mêmes gars. Ça expliquait sans doute mes avis similaires. Eh bien Tim Burton, c’est pareil.
Au gré de mes visionnages, j’ai découvert que j’aimais beaucoup les films de ce réalisateur et que j’en avais vus pas mal. Mais pas tous. Et comme Johnny Burton est un duo qui fonctionne plutôt bien, j’ai décidé de faire un article cinéma avec des films réalisés par Tim Burton et des films dans lesquels Johnny Depp joue, mais pas forcément en même temps.
Par ordre de visionnage, voici donc les films que j’ai vus accompagnés de mon avis, depuis la mi-janvier.


***
Dumbo
Tim Burton
2019
***

« Dumbo » de Tim Burton – 2019

Synopsis : Les enfants de Holt Farrier, ex-artiste de cirque chargé de s’occuper d’un éléphanteau dont les oreilles démesurées sont la risée du public, découvrent que ce dernier sait voler…

Voici le film qu’il me tardait le plus de regarder dans cette liste. J’avais prévu de le voir à sa sortie au cinéma et comme bien souvent, j’ai raté la séance. Ce qui m’a attirée ? Le réalisateur, évidemment, le fait que ce soit une adaptation de Dumbo, un de mes Disney préférés, et la bande-annonce qui m’avait drôlement plu. Au casting, on retrouve entre autres Colin Farrell et Eva Green, deux autres bons arguments en ce qui me concerne.
Pour visionner Dumbo, sachez quand même que si l’on souhaite passer par une voie légale outre le cinéma ou l’achat de DVD, c’est coton. Oubliée, la location à 3 € sur YouTube, pour Dumbo, je me suis tournée vers le DVD mais on peut le trouver sur YouTube quasiment au même prix.

Il serait bien trop compliqué pour moi de décortiquer ce film, qui le mérite sûrement, mais j’en suis bien incapable, alors allons à l’essentiel. L’histoire est géniale, pleine de messages plus ou moins sous-entendus mais tous pertinents, notamment en ce qui concerne le cirque et l’exploitation d’animaux. On a suivi la trame d’origine mais pas complètement, de ce fait, on découvre une nouvelle intrigue avec de nouveaux personnages, ce qui va au-delà d’une simple adaptation ou d’un film revisité. Les images sont sublimes, Tim Burton a donné vie à Dumbo et il est d’ailleurs le personnage pour lequel j’ai eu le plus de compassion… ce regard ! Les acteurs sont parfaits, Eva Green magnifique comme d’habitude, Colin Farrell surprenant et les gamins justes, bon sang, j’ai aimé les enfants ! Il y a de l’émotion, du rire, de l’amour, de la justesse, en conclusion, si vous avez l’occasion de le voir, allez-y même si ça veut dire acheter le DVD : il vaut le coup !

Dark Shadows
de Tim Burton
2012

Synopsis : En 1752, Joshua et Naomi Collins quittent Liverpool, en Angleterre, pour prendre la mer avec leur jeune fils Barnabas, et commencer une nouvelle vie en Amérique. Mais même un océan ne parvient pas à les éloigner de la terrible malédiction qui s’est abattue sur leur famille. Vingt années passent et Barnabas a le monde à ses pieds, ou du moins la ville de Collinsport, dans le Maine. Riche et puissant, c’est un séducteur invétéré… jusqu’à ce qu’il commette la grave erreur de briser le cœur d’Angelique Bouchard. C’est une sorcière, dans tous les sens du terme, qui lui jette un sort bien plus maléfique que la mort : celui d’être transformé en vampire et enterré vivant.
Deux siècles plus tard, Barnabas est libéré de sa tombe par inadvertance et débarque en 1972 dans un monde totalement transformé…


Au départ, je devais regarder Gilbert Grape, mais peu convaincue par le synopsis et très attirée par Dark Shadows présent dans le coffret Tim Burton que je me suis achetée, j’ai finalement opté pour ce dernier. Gilbert Grape attendra bien quelques mois supplémentaires. Est-ce que j’étais impatiente de découvrir Johnny Depp en vampire ? Ça oui et c’était même l’argument principal, celui qui m’a poussée à voir ce film. Est-ce que je suis déçue ? Ça oui, mais pas par tout. Finalement, j’aurais peut-être dû me contenter de Gilbert Grape

Il y a des rôles de Johnny Depp que je préfère à d’autres. Je l’ai trouvé très bon dans les Pirates des caraïbes, Fenêtre Secrète et From Hell par exemple. Je l’ai trouvé surprenant dans Charlie et la chocolaterie et Alice aux pays des Merveilles. Dans ce marathon Johnny Burton, j’ai eu une surprise dans The Profressor (film que j’aime de plus en plus avec le temps qui passe) en découvrant un Johnny Depp dans un rôle inédit, à mille lieues d’où je l’attendais. Mais jamais, de mémoire, je n’ai été déçue par l’acteur ou ses personnages. J’ai des préférences, certes, mais toujours j’ai au moins été impressionnée par sa capacité à devenir personnage physiquement, et rarement j’ai vu l’acteur derrière le personnage (sauf dans The professor mais même là, j’ai réussi à passer au-dessus). Dark Shadows est le premier film dans lequel je trouve Johnny Depp inadapté à son rôle. Il n’est pas mauvais, il fait ce qu’il sait faire, on le retrouve et il ne se trahit pas. Mais ce vampire manque clairement de charisme et de classe, que Depp n’apporte pas du tout ici. Il excelle dans les personnages loufoques, étranges et très spéciaux, pas dans des personnages qui ont besoin de grosses épaules pour les porter et leur donner de la force et de la prestance, du moins, il ne l’a pas fait dans ce film.
Et c’est dommage, car j’ai trouvé le reste du casting très intéressant et juste – si on enlève la scène de la mort d’Eva Green (ça me coûte de dire ça, je l’adore, mais c’était ridicule (coucou Marion Cotillard)) -, l’histoire très loin de ce que je m’étais imaginée et j’ai franchement adoré, le final est super chouette, les décors parfaits, mais ce vampire, non vraiment ça ne passe pas.
Conclusion : je ne peux pas le déconseiller car je l’ai beaucoup aimé, mais ce film avec un autre acteur pour le rôle du vampire aurait été bien meilleur.

Neverland
de Marc Forster
2005

Synopsis : Londres, début du XXe siècle. L’écrivain James M. Barrie est en quête d’un nouvel élan, dans sa vie comme dans son oeuvre : son mariage avec la comédienne Mary Ansell est dans l’impasse, et le public londonien boude sa dernière pièce. C’est en arpentant les allées de Kensington Gardens qu’il rencontre Mme Llewelyn Davies et ses quatre jeunes fils. Une complicité immédiate se noue entre l’écrivain et les enfants sous l’œil ravi de leur mère, jeune veuve désemparée qui trouve en lui un véritable ami. Son intimité avec la famille Llewelyn Davies grandissant chaque jour davantage, James M. Barrie retrouve son âme d’enfant auprès de ceux qui sont désormais sa plus précieuse source d’inspiration. Il tisse avec eux la trame fantastique, visionnaire et subtilement mélancolique de Peter Pan.

Qu’on se le dise, c’est mon âme d’enfant qui va parler dans ce court retour à propos de Neverland, un film que j’ai mis, une fois de plus, une éternité à voir. Autant dans le film précédent j’avais trouvé Johnny Depp mauvais dans son rôle, autant ici j’ai trouvé qu’il sublime son personnage. Accompagné d’une Kate Winslet rayonnante comme d’habitude, ces deux acteurs et le reste du casting ont porté cette intrigue palpitante et touchante qui rappelle qu’il fait bon rêver. Entre imaginaire et réalité, rêve et âme d’enfant, ce film nous fait voyager à travers des thèmes forts et nous ramène, le temps d’un long-métrage, à l’essentiel.
Un très bon et beau film à voir seul ou en famille, et que les doux rêveurs sauront, j’en suis persuadée, apprécier. Un très grand oui pour ce film que j’ai adoré, mais ça vous l’avez déjà compris.

Le (re)visionnage bonus pour le plaisir : Mars Attacks ! de Tim Burton – 1996

Synopsis : Effervescence sur la planète Terre. Les petits bonshommes verts ont enfin décidé de nous rendre visite. Ils sont sur le point d’atterrir dans leurs rutilantes soucoupes. La fièvre des grands jours s’empare de l’Amérique dans une comédie de science-fiction nostalgique des années cinquante.

Je pense avoir vu ce film encore plus de fois que Fenêtre Secrète dont je vous ai parlé en janvier, sûrement parce qu’il est sorti bien avant. Mars Attacks ! et moi, c’est avant tout une histoire de famille. Comme Les Deschiens, c’est un film que j’ai regardé la plupart du temps dans le salon familial avec les parents. Mars Attacks ! a donc la bonne odeur de l’enfance et c’est toujours avec tendresse que je le regarde en sachant pertinemment que je vais bien rigoler.
Car ce film a beau être de science-fiction, il n’en reste pas moins drôle, bien plus drôle que la plupart de nos comédies bien françaises avec ses blagues recyclées. Le cinéma de Tim Burton est particulier et si l’on connaît un peu le travail du Monsieur, on ne sera pas étonnés. Maintenant, il faut bien dire ce qui est, Mars Attacks ! est un film très haut perché et c’est probablement ce que je préfère dans ce long-métrage (avec la tronche et la langue des martiens). On n’oublie évidemment pas de mentionner les musiques du film, que dis-je LA musique du film tout aussi importante et marquante que l’histoire en elle-même, histoire qui a surement été écrite sous substance illicite. Je n’ai aucune autre explication.

Les synopsis, certaines images et informations ont été prises sur Allociné.

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