Le coin cinéma, spécial Johnny Depp et Tim Burton (Partie 1)

En octobre 2019, lorsque j’ai fait le mois spécial horreur, j’ai, sans faire exprès, regardé deux films d’un même duo de réalisateurs : Doron et Yoav Paz (The golem et JeruZalem). C’est au moment de regarder qui avait réalisé ces deux long-métrages (qui a donc fait cette merde ?) que, oh surprise, les mêmes gars. Ça expliquait sans doute mes avis similaires. Eh bien avec Tim Burton, c’est pareil.
Au gré de mes visionnages, j’ai découvert que j’aimais beaucoup les films de ce réalisateur et que j’en avais vus pas mal. Mais pas tous. Et comme Johnny Burton est un duo qui fonctionne plutôt bien, j’ai décidé de faire un article cinéma avec des films réalisés par Tim Burton et des films dans lesquels Johnny Depp joue, mais pas forcément en même temps.
Par ordre de visionnage, voici donc les films que j’ai vus, accompagnés de mon avis, depuis la mi-janvier. Et comme le laisse justement penser le titre de cet article, une seconde est prévue.


***
The Professor

Wayne Roberts
2018
(Amazon Prime Video)
***

Synopsis : Un professeur d’université à la renommée mondiale décide de changer de vie du jour au lendemain quand on lui diagnostique un cancer en phase terminale.

J’ai écrit mon avis à chaud, j’ai laissé reposer, et le lendemain quand je me suis réveillée, la première pensée qui a traversé mon esprit (avant même de me dire que ce serait bien de commander Dumbo ; mon avis dans la partie 2) c’est que ce film n’est pas si mauvais que ça, en fait. Parce que le premier jet de mon avis ressemblait fortement à un avis négatif. D’accord, ce n’est à mes yeux pas la meilleure performance de Johnny Depp, mais il y a sûrement eu pire. Le reste du casting n’est pas fou, mais il suffit de mettre son nez dans la comédie française pour se dire qu’en réalité, ça passe, au moins par comparaison. L’histoire n’est pas des plus originales, mais la façon de la traiter relève un peu le côté fade de l’ensemble. Mais The professor, c’est quoi ?
Au départ, il y a un dîner. Richard (Johnny Depp), Veronica (Rosemarie DeWitt) et leur fille Olivia (Odessa Young) ont tous quelque chose à annoncer. Celle qui se lance en premier, c’est l’adolescente qui balance de but en blanc qu’elle est lesbienne. Là, on met en scène le gentil papa et la méchante maman, avec l’un qui prend très bien la chose et l’autre, un peu moins. Vient le tour de Veronica de vider son sac après que l’ado a quitté la table, non sans une de ces phrases bateau propre aux ados : « non, maman, tu ne sais rien de moi » parce que ouin ouin, personne ne me comprend, ne m’aime ni ne m’accepte. Veronica trompe son mari et ce dernier semble s’en tamponner le coquillard ; bien au contraire, c’est à ce moment précis que l’humour noir pointe le bout de son nez et restera jusqu’à la fin, histoire de pimenter le tout. Mais si Richard ne réagit pas plus violemment que ça, c’est que son annonce à lui relève d’un autre registre : il a un cancer et va mourir, et finalement ne dit rien à sa famille. Sortez les cotillons, on va s’éclater.

Au départ, je n’ai pas du tout accroché avec ce film pour la simple raison que j’ai trouvé chez le personnage de Johnny Depp (Richard), une caricature de l’acteur, de tout ce qu’il fait de bien, mais ailleurs. J’ai reconnu la façon de courir d’Edward aux mains d’argent, les mimiques de Jack Sparrow; et même des tics de langage que l’on retrouve notamment chez le pirate, le fameux « mon ange » (je ne vais pas me risquer à parler du doubleur, je n’y connais strictement rien). Et là, j’ai pensé : OK, le réalisateur a pris Depp pour faire du Sparrow et attirer la donzelle. Je ne vais pas retourner ma veste sur ce point-là. Je l’ai vraiment pensé et continue de le faire : j’ai vu l’acteur derrière le personnage et il n’y a rien de pire à mes yeux que de me dire ah tiens, c’est Johnny Depp ou ah tiens je l’ai vu dans Pirates des Caraïbes, ça ! plutôt que de considérer Richard.

En définitive, le film repose sur la façon dont Richard va prendre la nouvelle, vivre avec le cancer et appréhender la mort. Comment réagirions-nous si nous apprenions la date approximative de notre mort ? Parce qu’on sait qu’on va tous mourir, on va tous crever même, dixit Richard, mais on se dit toujours que ça sera dans longtemps. On n’est jamais préparé à mourir dans six mois ou un an. Richard, oui. On a donc l’annonce, la fatalité, la prise de conscience, l’acceptation, les au revoir, les petits bonheurs et les grands malheurs. Et Richard qui pète un plomb. Il décide de profiter de la vie avec des choses banales comme le sexe, la drogue, l’alcool, avec n’importe qui, n’importe quand, n’importe où. Il vire la plupart de ses élèves, s’amuse avec les autres et pendant une bonne heure, on se demande vers quoi on va. Et pourquoi n’y-a-t-il aucune émotion ?
Après beaucoup de clichés autant dans l’insupportable que dans les tentatives ratées de messages, il faut attendre une heure de film (sur 1h30) pour avoir un peu de profondeur, d’émotions et de justesse, et quel dommage d’avoir eu toute cette longue heure d’introduction. L’humour noir et la déchéance de Richard sont plutôt bien gérés et amenés, ce sont les gros points forts du film à mon avis ; Johnny Depp redevient personnage ; le dernier quart est génial, mais ça ne suffit pas à faire de ce long-métrage, un bon film dramatique dans son entièreté. Malgré tout, j’ai aimé retrouver Depp dans autre chose que du Jack Sparrow, même si l’ombre de ce personnage plane au-dessus du jeu de l’acteur dans la première moitié du film. Les sujets ont déjà été traités, oui !, mais rarement comme ça, j’imagine, avec à la fois cette légèreté et son air grave, son humour noir et son côté décalé et surtout, Johnny Depp.
Conclusion : un petit oui.

***
Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street
Tim Burton
2008
***

Synopsis : Après avoir croupi pendant quinze ans dans une prison australienne, Benjamin Barker s’évade et regagne Londres avec une seule idée en tête : se venger de l’infâme Juge Turpin qui le condamna pour lui ravir sa femme, Lucy, et son bébé, Johanna. Adoptant le nom de Sweeney Todd, il reprend possession de son échoppe de barbier, située au-dessus de la boulangerie de Mme Nellie Lovett. Celle-ci l’informe que Lucy se donna la mort après avoir été violée par Turpin. (…) Sweeney est bien décidé à mener à terme sa vengeance, quel qu’en soit le coût…

On quitte le monde traditionnel du cinéma pour se jeter dans la gueule de la comédie musicale, avec ce thriller sanglant signé Tim Burton avec au casting de très bons acteurs : Johnny Depp, Helena Bonham Carter, Alan Rickman (notre regretté Professeur Rogue) ou encore Timothy Spall. C’était d’ailleurs assez drôle de retrouver ce casting très Potteresque dans un tout autre genre, qui plus est celui-ci.
Je ne suis pas une fine connaisseuse de la comédie musicale et pour cause, je n’aime pas ça. J’avoue que les chansons en plein dialogues, ce n’est pas vraiment mon truc. Mais il faut admettre que celle-ci m’a tenue en haleine, même si je ne suis pas certaine de la regarder de nouveau. Certaines chansons sont vraiment chouettes, l’intrigue est plutôt cool du côté de Sweeney Todd (moins du côté de Johanna, la fille rescapée de Todd) et le final sanglant est assez impressionnant. J’ai quand même regardé le temps qu’il restait à trois reprises, preuve que ce film ne m’a pas totalement conquise.
Conclusion : il y a mieux à voir, c’est certain. Rien que dans cet article, j’ai mieux à conseiller. Cependant, certaines scènes ou images me hantent encore un mois plus tard, les acteurs sont vraiment géniaux, j’ai adoré le casting et c’est lui qui sauve tout. La patte Burton n’aurait pas suffisamment fonctionné sans eux pour me garder à cause du genre comédie musicale (je ne savais pas que c’en était une). À voir, pour les amateurs et les curieux.

***
Les noces Funèbres
Tim Burton
2005
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Synopsis : Au XIXe siècle, dans un petit village d’Europe de l’est, Victor, un jeune homme, découvre le monde de l’au-delà après avoir épousé, sans le vouloir, le cadavre d’une mystérieuse mariée. Pendant son voyage, sa promise, Victoria l’attend désespérément dans le monde des vivants. Bien que la vie au Royaume des Morts s’avère beaucoup plus colorée et joyeuse que sa véritable existence, Victor apprend que rien au monde, pas même la mort, ne pourra briser son amour pour sa femme.

Eh non, je n’avais pas encore vu ce film d’animation et j’avoue qu’il ne m’a jamais vraiment attirée. Et quelle erreur !
Une histoire d’amour, de trahison, de mariage tantôt forcé parfois désiré, Les noces funèbres perpétuent les sujets classiques des contes, mais à la sauce Tim Burton. On y décèle évidemment la patte du réalisateur avec des clins d’œil à d’autres de ses œuvres ou personnages, voulus ou non. Les personnages de ce film d’animation sont bien sûr très Burtoniens et on en redemande. C’est joli, c’est original, un peu effrayant aussi, à ne pas forcément mettre entre les mains des plus petits.
Conclusion : à voir, absolument ! J’ai passé une petite heure et quart succulente et je regrette d’avoir mis autant de temps à le regarder. Pour les grands et les (pas trop) petits, mais globalement tous public.

Les synopsis, certaines images et informations ont été pris sur Allociné.

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