Glenn Cooper – Le Livre des âmes (Livre 2 de la série Will Piper)

41Dmm2cHD0L._SX318_BO1,204,203,200_.jpg1947. De mystérieux manuscrits médiévaux sont retrouvés dans les ruines d’une abbaye de l’île de Wight. Winston Churchill demande au président Truman de les prendre en charge. Celui-ci fait construire dans le désert du Nevada une base top secrète destinée à les abriter et à les étudier. Son nom : Area 51.
2010. Un nouveau manuscrit fait surface à Londres, lors d’une vente aux enchères. Will Piper, ancien profiler du FBI, est engagé par d’anciens membres d’Area 51 pour en percer les secrets. Will y découvre, dissimulé dans la reliure, un poème écrit en 1581 par un de ses anciens propriétaires, William Shakespeare. Plus qu’un poème, c’est une véritable carte cryptée, relative au mystère des manuscrits. La résolution des énigmes qu’elle renferme nous transporte autour de l’année 1530, à Paris, où deux hommes commencent à faire parler d’eux, Jean Calvin et Michel de Nostradamus.


Je ne peux dire que les personnes qui m’ont parlé de ce livre, suite à ma chronique↗ du premier roman de la série Will Piper, soient unanimes à son sujet. Entre les « j’ai préféré le premier » et « le second est encore meilleur », je ne savais pas comment j’allais aborder Le Livre des âmes, ni de quelle façon j’allais entrer ou non dans ce roman. Pourtant, j’étais encore envahie par mon ressenti du livre précédent et ce sentiment d’avoir affaire à une série et un auteur qui allaient me marquer. Ces ressentis, je les ai également eus après mes premiers John Hart et David Ellis, et voyez où nous en sommes aujourd’hui : j’ai lu et adoré tous leurs livres, ou presque. Rapidement j’ai su que j’allais aimer Le livre des âmes, le bouffer et très très vite en parler sur le blog, incapable de garder bien au chaud un avis qui ne demande qu’à être partagé. Et pourtant, ce roman m’a donné quelques frayeurs 😨

Will Piper, désormais ancien agent du FBI, jeune marié et papa, est approché par un vieillard mourant, Henry Spence, qui convoite un livre mis aux enchères : un ultime exemplaire des livres des âmes (vus dans Le Livre des morts) qu’il tient absolument à se procurer pour percer le mystère qui entoure la création et le but de ces ouvrages. Piper, en manque sérieux d’action dans sa nouvelle vie de retraité, accepte d’intégrer l’aventure et de résoudre ce mystère qui va le conduire en Angleterre, jusque chez les derniers propriétaires du livre des âmes : les Cantwell.
En récupérant le précieux ouvrage, Will est loin d’imaginer dans quelle aventure il vient de mettre les pieds, et j’étais moi aussi très loin d’imaginer que j’allais avoir affaire à une intrigue façon énigme. En effet, le premier indice découvert par Will pour comprendre l’histoire des livres des âmes, n’est autre qu’un texte inédit de William Shakespeare qui va demander de lire entre les lignes et de faire des déductions. Autant dire qu’à ce moment-là, tout aurait pu se casser la gueule avec moi : je suis assez peu friande des énigmes dont je ne comprends pas toujours la résolution parce que je manque de logique. D’ailleurs, dès le premier cadenas ouvert, j’ai eu l’impression de raté un épisode. Qu… quoi ? dans le chandelier ? mais quooooooi ? J’ai donc eu très peur que le livre ne repose que sur cela et que l’ensemble ressemble à une énigme géante de laquelle j’aurais totalement été exclue. Et puis non. Au bout d’une centaine de pages, l’intrigue prend un tournant.

Finalement, la partie énigme avec Will Piper n’est qu’une infime partie de l’intrigue globale et surtout, n’est qu’un fil conducteur dont les déclics permettent à l’auteur d’ouvrir un nouveau chapitre de l’histoire de ces ouvrages incroyables. Ainsi, nous suivons la vie du livre sauvé dans le premier roman de cette série : Le livre des morts (qu’il faut lire avant Le livre des âmes sinon on ne comprend rien ^^). Son histoire débute à partir de l’année 1334 et se poursuit des décennies plus tard chez la famille Cantwell, détentrice de l’ouvrage depuis plusieurs générations qui ont croisé l’Histoire et des personnages tels que Shakespeare, Calvin ou Nostradamus. Et c’est cela que Glenn Cooper nous narre, entre faits historiques et personnes ayant réellement existé, et fiction. Et comment vous expliquer que j’ai a-do-ré ça ?
J’ai adoré me retrouver parmi ces personnages historiques et au cœur de l’histoire incroyable de ce livre si précieux qui a tellement vu de choses, de propriétaires, d’Histoire et de drames. La richesse même de l’intrigue se suffit à elle-même et n’aurait même pas eu besoin de tout ce superflu avec Will Piper et la petite-fille Cantwell, qui ne sert pas à grand-chose, et est d’ailleurs complètement éjecté par le caractère fascinant du reste. Et ça va être le bémol de ce second livre : il n’y a pas besoin de Piper et de ses histoires d’alcool, de fesses et d’infidélité pour lui donner de la consistance puisqu’il n’en a de toute façon pas : ce second roman se concentre sur les livres, pas sur Piper. Alors quitte à le mettre de côté, autant le faire à fond plutôt que de proposer une partie de jambes en l’air et quelques remords, d’autant plus que son heure de gloire cette fois-ci justifiée, il l’a à la fin du roman.

En définitive, où est-ce que je me situe par rapport au premier livre ? J’ai envie de répondre que ça dépend.
Concernant le personnage de Will Piper, je l’ai mille fois préféré dans le premier même s’il était une caricature sur pattes du flic torturé et alcoolique. Il avait au moins un rôle, une consistance et une histoire. Ce qui n’est pas le cas dans ce second livre de la série, auquel il n’apporte rien, et vice-versa, pendant les trois quarts du temps. Inutile de lire ce livre si c’est pour en apprendre d’avantage sur Piper ou en attendant que ce personnage soit plus creusé. L’intérêt du concept de suite se trouve ailleurs.
Sur le reste, en revanche, j’ai préféré le second roman moins brumeux que le premier mais encore plus passionnant en ce qui concerne l’histoire des livres des morts/âmes. Je suis assez impressionnée par la richesse de ce pan de l’intrigue qui avait déjà débuté avec Le livre des morts, à croire que cette histoire n’a jamais de fin tant il s’en passe, des choses. Rebondissements, révélations, mystères et drames, tous les ingrédients étaient là pour me tenir en haleine même si en définitive, je pense avoir globalement préféré le premier.thumbnail (3)

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