Céline Saint-Charle – Les nouveaux temps – Tome 2 : Le voyage

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Une brèche a été ouverte dans la Coupole, confirmant le danger que représentent les créatures qui rôdent dans les forêts. L’Espoir Bleu faiblit, et Martin va devoir affronter l’extérieur, à la recherche de son père, le seul à pouvoir inverser le processus. Accompagné de Camille et Nathan, le jeune homme entreprend un périlleux voyage dans le but de sauver la communauté. Aura-t-il la force de prendre les douloureuses décisions qui s’imposent ?


Lire ou relire ma chronique sur le tome 1↗

Vous allez avoir droit à la même rengaine : moi, les romans post-apocalyptiques, je n’aime pas ça, c’est toujours la même chose, un virus décime la population et PAF ! ça fait des Chocapics. Rengaine qui va se terminer par la sempiternelle même ritournelle (ça va, je n’en fais pas trop ?) : oui, mais non, parce que cette fois-ci, c’est Céline Saint-Charle et qu’avec elle, c’est différent. Comment ça, j’ai honteusement copié l’introduction de ma chronique du tome 1 ?
J’ai mis le temps qu’il a fallu – quasiment sept mois – pour commencer le tome 2 de la série Les nouveaux Temps de Céline, mais voilà nous y sommes. J’étais en terrain connu, je ne me suis donc pas trop inquiétée et il n’y avait d’ailleurs aucune raison.

Chronique certifiée sans spoil qui gâchent la lecture, comme d’habitude, mais je ne spoilerai pas non plus l’intrigue du tome 1 que, oui, vous devez absolument lire avant le tome 2.

Dans ce tome 2, le lecteur est convié à suivre Nathan, Camille et Martin à l’extérieur de la Coupole dans laquelle ils ont grandi, pour se rendre dans une autre Coupole (le pourquoi du comment est expliqué dans le tome 1, voilà pourquoi, entre autres, il faut passer par celui-ci avant d’entamer Le voyage.)
Il y a beaucoup d’instants poétiques dans Le voyage, et toujours cette humanité propre à l’auteure. Du petit garçon innocent à la méchante créature sanguinaire, tout le monde est nuancé et il y a ici et là des passages forts qui font réfléchir. L’intrigue est très bien rythmée entre ces passages percutants et d’autres plus dans l’action et/ou le développement de l’intrigue. À cela est intégré un pan de l’histoire qui manque terriblement dans d’autres livres (et films/séries) du même genre : l’avant. Comment en est-on arrivé à construire des Coupoles ? Qui les a construites ? Pourquoi ? Comment la population s’est retrouvée à l’intérieur ? Comment la catastrophe s’est-elle produite ? Et que s’est-il passé, d’ailleurs, pour que le monde vive désormais dans ce chaos ? Le premier tome avait déjà installé les bases, surtout sur le fonctionnement des dômes. Le tome 2 lui, se concentre plus sur le pourquoi ça s’est passé et le comment. J’ai adoré ces passages, se sont mes préférés, d’autant plus que j’ai adoré la façon dont Céline Saint-Charle a amené l’ensemble.

Avant d’aller plus loin et de parler de tout ce que j’ai aimé dans ce roman, j’aimerais aborder un petit détail. J’ai toujours tenu à nuancer mes propos et mes chroniques, à ne pas mettre tous les livres que j’aime à égalité si je ne les ai pas aimés ou vécus de la même façon, tout comme je nuance également mes avis négatifs. Ici, la raison pour laquelle je ne peux mettre les deux tomes à égalité est personnelle, et d’ailleurs, vous allez vous dire que c’est complètement débile : les enfants.
Je ne saurais pas vraiment vous expliquer précisément en quoi un enfant en tant que personnage principal ou important me « dérange » dans une intrigue. Je suppose que ça vient du fait que certains auteurs ou réalisateurs les utilisent sans vraiment les considérer comme des enfants justement, en leur attribuant une logique, un vocabulaire, un vécu adultes, ce qu’ils ne sont pas et du coup, ça ne colle pas du tout. Parfois, ça peut même me gâcher une histoire lorsqu’il y a peu d’adultes ou trop d’enfants, que cela soit en littérature, au cinéma ou dans les séries (Stranger Things est l’exemple le plus notable : les personnages enfants sont insupportables et c’est uniquement à cause d’eux que j’ai arrêté la série au cours de la saison 1.)
Quel rapport avec Le voyage ? Camille, Martin et Nathan sont trois enfants. Ici, ça ne m’a pas gâché la lecture, bien sûr, il en faut plus que ça pour qu’un livre de Céline Saint-Charle ne me plaise pas, d’autant plus que ses enfants à elle sont attachants et leurs scènes, dialogues, réactions et façons d’agir sont vraisemblables. Cependant, j’ai quand même senti une légère différence entre les deux tomes et je tenais à le dire et à l’expliquer.

Mais Le voyage ce n’est pas uniquement ça.

Au petit groupe de base, sont ajoutés au cours du voyage, deux autres personnages qui apportent fraîcheur et renouveau ; Lucie, petite fille hyper attachante, débrouillarde et qui apporte une touche de douceur en plus au roman (mon personnage enfant préféré de ce tome), et Total que je vous laisse découvrir seuls et qui, à sa façon, apporte un peu de douceur aussi, de l’espoir et une toute autre vision de ce qui est en train de se passer. J’ai beaucoup aimé la présence plus tardive de Lulu, parce qu’à la différence des enfants, j’aime beaucoup les « p’tits vieux » dans les histoires.
Et enfin, dernier point très important à mes yeux : les personnages qui meurent. J’ai adoré The Walking Dead pour ça ; la série fait mourir toutes ses catégories de personnages qu’ils soient principaux ou figurants, jeunes ou vieux, enfants ou adultes, méchants ou gentils. Et il y a de ça dans Le voyage ; un bébé n’a pas plus de chance de vivre qu’un vieillard. La mort ne se mérite pas, ne connaît pas de justice, elle tombe quand elle le décide peu importe l’âge et le sexe. Et bien je trouve que ce sont ces morts-là, les plus marquantes et les plus touchantes dans une œuvre : celles qu’on n’attend pas et qui nous surprennent et nous émeuvent. Je crois qu’à lui seul, ce point me fait oublier qu’il y a, à mon goût et c’est clairement personnel, un petit peu trop d’enfants dans ce roman.

Bref, ce livre de Céline est un bon cru, très bien écrit une fois de plus, de cette plume si jolie et poétique, mais surtout juste. J’ai beaucoup aimé la venue de nouveaux personnages avec une vraie histoire, un passé et une utilité à l’intrigue. L’intrigue qui d’ailleurs a bien avancé, tant dans le voyage en lui-même que dans les explications du phénomène passé et en cours – il n’y a rien de pire qu’un tome 2 qui ralentit l’histoire ou n’apporte rien↗. Une histoire qui continue de me captiver alors que moi, les romans post-apocalyptiques, je n’aime pas ça, etc. La fin de ce tome promet une histoire passionnante et un tournant dans l’intrigue que je découvrirai avec le tome 3 : L’enfant↗.

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2 commentaires sur « Céline Saint-Charle – Les nouveaux temps – Tome 2 : Le voyage »

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