Le coin cinéma : le mois de l’horreur (semaine 3)

Image vectorielle gratuite: Clap, Film, Coupé - Image ...Si je me suis complètement détachée de l’horreur en littérature, au cinéma, rien ne me satisfait plus que ce genre-là. Octobre, alias le « mois de l’horreur » dans beaucoup de domaines notamment parce qu’on y trouve Halloween, me donne l’occasion de voir ou revoir (même si je vais éviter les revisionnages) certains films culte, d’autres beaucoup moins, tous d’horreur.
Le coin cinéma (qui a disparu du blog aussi vite qu’il est apparu) revient le temps de vous livrer quelques retours, tout au long du mois d’octobre.


Sommaire :
1. JeruZalem de Doron Paz et Yoav Paz. 2015 (Netflix)
2. Sinister de Scott Derrickson. 2012 (Youtube) Second visionnage
3. Sinister 2 de Ciaran Foy. 2015 (Netflix)
4. La fracture de Brad Anderson. 2011 (Netflix) – hors série.

1. « JeruZalem » de Doron et Yoav Paz sorti en 2015. Vu sur Netflix.

Synopsis : Deux jeunes américaines partent en vacances à Jérusalem lors du Yom Kippour. Mais cette escapade va se transformer en véritable cauchemar quand l’une des portes de l’enfer va s’ouvrir. Le jour du Jugement dernier a sonné…

Bande annonce :

Lorsque j’ai préparé l’article avant de regarder ce film, j’ai un peu grincé des dents en découvrant les réalisateurs de JeruZalem. Doron et Yoav Paz ont également réalisé The golem dont je vous ai parlé la semaine dernière dans cet article↗. De ce film, il ne me reste pas grand-chose, si ce n’est que l’idée de base était chouette (le golem n’étant pas un mythe beaucoup utilisé), mais je n’ai cependant pas été si réceptive que ça à la façon de traiter le sujet. JeruZalem semblait, a priori, déjà plus me convenir. Démon, porte de l’enfer, textes anciens, voilà qui promettait d’être passionnant, au moins sur le papier.

Deux copines partent en vacances pour Jérusalem. Dans l’avion, elles rencontrent un bel anthropologue qui va les accompagner et les conduire tout droit dans la gueule du diable. Le souci de ce début de film, avant la longueur, ce sont les clichés. La fifille à son papa pourrie gâtée ✔ ; Les jolies nanas qui se tapent les beaux mecs ✔ ; la copine sage et celle plus dévergondée ✔ ; la fête et l’alcool à outrance parce qu’on ne sait pas s’amuser autrement ✔ ; l’utilisation non fondée et ratée du found footage ✔ Je vais m’attarder sur ce dernier point parce que l’intrigue ne justifie pas ce choix. Pour le coup, le found footage est utilisé juste pour l’utiliser – et sûrement aussi pour le placement de produit tellement on dirait un tutoriel pour apprendre à utiliser les Google Glass ; oui, messieurs dames, toutes les commandes vocales sont passées en revue et à la fin du film, on sait se servir d’une paire de Google Glass ! Et c’est ça qu’on veut en regardant un film d’horreur ! Ah non ? Mince ! Bref ; les premières secondes du film sont prometteuses, mais dès le départ, on sait qu’aucune promesse ne sera tenue.
Après quarante-cinq minutes à regarder des jeunes s’amuser (youpi 🥳😑), vient tout le côté fantastique et horrifique disons… spécial. Très spécial. Un gros monstre façon King Kong/Hulk se promène dans la ville sans qu’on ne sache vraiment pourquoi ni ce qu’il fait ; certains humains se transforment en créatures ailées (après avoir été mordus/griffés ?) et tuent leurs semblables, sans qu’on ne sache également pourquoi. Pendant ce temps-là, quelqu’un ordonne que les portes de la ville soient fermées et nos protagonistes décident de courir dans les rues de Jérusalem (et les grottes) en hurlant des « allez, on se dépêche » pendant 30 minutes, dans l’espoir de sortir de la ville. Vont-ils y arriver ? Le suspense est insoutenable !
Je ne vais pas vous raconter la fin, ce serait gâcher tout le kif (c’est ironique), mais elle manque cruellement d’explications ; c’est idiot, on avait quand même un personnage, accessoirement anthropologue, sous le coude qui semblait savoir plein de choses passionnantes au sujet de cette journée maudite qui s’est déjà produite dans le passé. Bon ben, on fera sans… J’ai espéré que le dénouement vaille le coup mais malheureusement, ce dernier est absurde ; la créature qui n’a plus rien d’humain mais qui (re)connait les protagonistes et donc devient sympa : vraiment ? Et on ne parlera pas des incohérences.
Allez, 0.5/5 parce que ce n’est pas la plus canon des nanas qui survit ni le couple trop mignon d’amour et que ça, ce sont deux clichés en moins. Pour le reste, quel calvaire ! C’est vraiment dommage parce que les idées de départ sont bonnes, mais l’essentiel est raté, autant dans The golem que dans JeruZalem. Au suivant, gros dossier !

2. « Sinister » de Scott Derrickson sorti en 2012 et vu sur Youtube. (Second visionnage)

Synopsis  : Ellison est un auteur de romans policiers inspirés de faits réels. Dans l’espoir d’écrire un nouveau livre à succès, il emménage avec sa famille dans une maison où les anciens propriétaires ont été retrouvés inexplicablement pendus. Ellison y découvre dans le grenier des bobines 8mm contenant les images de meurtres d’autres familles. Qui a filmé ces tueries et pour quelle raison ? Ellison va tenter de répondre à ces questions tandis que le tueur présumé, une entité surnaturelle présente sur les films, menace de plus en plus sa famille.

Bande annonce :

La première fois que j’ai vu ce film, je ne l’ai pas aimé et je lui ai fait de la mauvaise publicité pendant très longtemps. La faute au manque d’explications et à la fin que j’avais trouvée à côté de la plaque, ce qui m’a gâché l’ensemble, d’autant plus que j’avais trouvé le temps long pour arriver à ce dénouement peu convaincant. Avec le temps, je me suis construite une opinion, mais j’ai toujours voulu comprendre pourquoi je n’avais pas aimé ce film, et pourquoi je ressentais autant de frustration en y songeant. Quelle autre solution avais-je que de m’infliger un second visionnage accompagné de sa suite, Sinister 2 ? Merci à Julie↗ de m’avoir parlé de ce film, ce qui me permet de vous en parler aujourd’hui et de revoir mon avis. On part sur un 4,5/5 et c’est la grosse surprise de cet article.

Ce film ne joue pas sur l’entité ou le surnaturel, il joue sur l’ambiance ; angoissante et oppressante à souhait, elle fait parfaitement le boulot. Tout, le boulot. On a une qualité musicale indéniable et qui participe à l’ambiance flippante du film, un Ethan Hawke en parfait écrivain investigateur qui veut savoir et comprendre tout en étant horrifié par ce qu’il découvre, et une intrigue passionnante qui m’a captivée du début à la fin. L’enquête est rondement menée et les révélations finales sont succulentes.
De peur de dévoiler trop de choses au sujet de l’intrigue, je ne dirai rien de plus que ce qui va suivre : non, les morts ne reviennent pas hanter leur maison en pensant qu’ils sont toujours vivants ou en ayant décidé que cette maison était toujours la leur. D’ailleurs, il ne s’agit pas du tout d’un film de hantise et je pense qu’il est important de souligner que ce film joue sur autre chose de beaucoup moins banal et facile.
Pour ce qui est des explications, certes nous n’avons pas les réponses à tout, notamment au sujet du pourquoi et de l’origine de l’entité qui plane au-dessus de ces affaires. Il n’empêche qu’à la fin la boucle est bouclée et qu’il n’y a, en définitive, rien de si terrible à reprocher à ce film ; je n’ai vraiment pas été réceptive la première fois, c’est tout. Je n’oublie pas le fait qu’à cette époque j’étais très portée gore et Saw, ce qui peut expliquer mon désappointement face à ce film d’épouvante pas du tout gore, mais hyper flippant et aux ficelles plutôt bien cachées, je trouve. Ce film est un très bon film d’épouvante que je vais désormais conseiller après lui avoir cassé du sucre sur le dos… pour rien, à tort, et autant le dire : j’en ai un peu honte.


3. « The Sinister 2 » de Ciaran Foy sorti en 2015 et vu sur Netflix.

Synopsis : Alors qu’il reprend son enquête inachevée sur les homicides non résolus, l’ex-shérif adjoint fait la connaissance d’une jeune mère de famille et de ses jumeaux. Ces derniers viennent de s’installer dans une maison où des événements macabres se sont produits. Tout porte à croire qu’il s’agit une nouvelle fois de la même entité surnaturelle et que la famille est en danger…

Bande Annonce :

Après avoir autant aimé Sinister, et parce que la suite était disponible sur Netflix, je me suis donc lancée dans Sinister 2 avec le désagréable pressentiment que ça n’allait pas le faire du tout. Je ne suis pas fan des suites, surtout lorsque tout a été dit dans une première œuvre et que le réalisateur change ; difficile alors d’instaurer la même ambiance, surtout lorsqu’elle est autant présente et essentielle dans le premier film, mais qu’elle émane de quelqu’un d’autre. La seule chose que cette suite pouvait m’apporter, ce sont plus de réponses et d’explications. Mais il y avait également d’autres possibilités, notamment de retrouver une pâle copie du premier en reprenant les mêmes ingrédients, ce qui est très souvent le cas dans le cinéma d’horreur (coucou la saga Saw).

La situation de départ est plutôt pas mal et m’a fait penser qu’il y avait peut-être quelque chose à tirer de ce film : le policier qui a aidé l’écrivain du premier volet n’est plus dans la police, mais poursuit sa petite enquête grâce à tout ce qu’a récolté Ellison. Il va tomber sur la famille qui doit en découdre avec les choses du premier film et va vivre l’horreur avec eux.
En tant que suite, Sinister 2 n’apporte rien du tout. L’intrigue est un peu un copiée-collée et aucune réponse plus approfondie n’est apportée. En revanche, en tant que « one shot », il n’est pas mal, surtout dans la seconde partie. Rien de novateur cependant et l’ambiance n’est pas développée de la même façon que dans le premier, cette dernière étant quasiment absente et le film plus porté sur les entités que sur l’enquête ou les films, sans l’intention de faire peur ou d’angoisser, je trouve. Pour résumer, on a gardé les bases du premier volet et on a évincé le meilleur pour faire de ce second film, un film trop classique d’horreur même si l’identité de l’intrigue reste. 2,5/5.


4. « La fracture » de Brad Anderson, sorti en 2019 et vu sur Netflix

Synopsis : En voiture, Ray, sa femme et sa fille s’arrêtent sur une aire d’autoroute afin de se dégourdir les jambes. La petite fille fait une chute et se casse le bras. Le père de famille accourt aux urgences les plus proches. Tandis que sa femme et la fillette descendent faire une IRM. Ray, épuisé, s’endort dans le hall d’accueil. A son réveil, le cauchemar commence. Sa femme et sa fille ont disparu et l’hôpital ne trouve aucune trace du passage de la famille de Ray au sein de l’établissement.

Bande annonce :

On sort du thème principal de ces coins cinéma qu’est l’horreur pour se plonger dans un film bonus de type thriller psychologique. Le thriller, c’est mon dada et les ficelles les plus utilisées du cinéma et de la littérature ne m’échappent presque plus à force d’en voir et d’en lire. Avec ce film, dès le départ, je savais quel chemin allait prendre l’intrigue, tout simplement parce que ça se voit, ça se sent et ça s’est déjà fait beaucoup de fois. Peu à peu, mes théories se sont avérées exactes : toutes jusqu’au dénouement final.
Pourtant, pas de place pour la déception, j’ai été totalement prise par l’intrigue et l’ambiance hospitalière (mon pêché mignon) et convaincue par ce papa désabusé, perdu entre ce qui est vrai et ce qu’il ne l’est pas, certain qu’on se joue de lui. J’ai trouvé l’acteur plutôt bon et crédible. Le tout est plutôt convaincant, l’ambiance anxiogène y étant pour beaucoup. J’aurais aimé une rétrospective finale plus longue sur tout ce qui s’est passé pour de vrai, une fin un peu plus courte parce qu’elle s’éternise un peu, et que l’intrigue soit moins prévisible, mais j’ai malgré tout passé un très bon moment.


Sources : Allociné↗, Netflix↗

6 commentaires sur « Le coin cinéma : le mois de l’horreur (semaine 3) »

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