Le coin cinéma : le mois de l’horreur (semaine 2)

Image vectorielle gratuite: Clap, Film, Coupé - Image ...Si je me suis complètement détachée de l’horreur en littérature, au cinéma, rien ne me satisfait plus que ce genre-là. Octobre, alias le « mois de l’horreur » dans beaucoup de domaines notamment parce qu’on y trouve Halloween, me donne l’occasion de voir ou revoir (même si je vais éviter les revisionnages) certains films culte, d’autres beaucoup moins, tous d’horreur.
Le coin cinéma (qui a disparu du blog aussi vite qu’il est apparu) revient le temps de vous livrer quelques retours, tout au long du mois d’octobre.


Sommaire :
1. L’exorciste de William Friedkin. 1973 (YouTube)
2. The open house de Suzanne Coote et Matt Angel. 2018 (Netflix) Abandonné
3. The Golem de Doron Paz et Yoav Paz. 2018 (Netflix)
4. Devil de John Erick Dowdle. 2011 (Netflix)

1. « L’exorciste » de William Friedkin sorti en 1973. Vu sur YouTube.

Synopsis : L’actrice Chris McNeil est inquiète au sujet de sa fillette Regan : après que l’on ait entendu des bruits curieux venant de sa chambre, la petite a changé, proférant de constantes insanités. Une force para-normale l’habite, qui coûte la vie au metteur en scène de Chris. Désespérée, cette dernière fait appel à deux exorcistes…

Bande annonce :

Gros morceau auquel je me suis attaquée cette semaine, d’abord parce que le film est culte, et plus culte, fait-on ? Ensuite parce que le film est vieux et qu’en plus de quarante ans, des films d’horreur on en a vus, parfois revus et que c’est donc un risque de se plonger dans le « vieux » cinéma tellement il y a eu de progrès depuis, énormément d’améliorations et d’avancées qui permettent aujourd’hui de faire beaucoup plus de choses, bien plus jolies, plus impressionnantes et réalistes. Enfin, parce que ce film traite la possession et qu’en matière d’horreur, c’est la possession que je préfère, qui m’effraie et m’impressionne le plus. Je suis donc friande et bon public, mais à la fois très exigeante parce qu’il faut que ça me convienne pour que j’adhère.

Rien de nouveau au niveau de l’intrigue donc, tout a été refait depuis et donc rien ne m’a réellement surprise, au moins en ce qui concerne la possédée et la façon dont le diable se manifeste. Les sons sûrement impressionnants pour l’époque, irritent un peu les oreilles aujourd’hui et semblent tout droit sortis d’une banque de sons bon marché.
En revanche, l’angle choisi par le film et qui veut que, pour une fois, ce soit la mère de la possédée qui croit en la possession plus que le prête, est assez intéressant. Dans bon nombre de films qui traitent la possession, les prêtes ont souvent tendance à la voir partout et trop facilement ou prématurément. Pas ici, avant de poser le mot possession, on cherche des preuves et des solutions plus rationnelles.
Pareil pour la façon dont le démon se manifeste. Certes, c’est très soudain puisqu’on passe presque d’une jeune fille heureuse à un démon dégueulasse, et pourtant le film prend le temps d’installer la situation en y allant crescendo et de l’emmener vers l’inéluctable exorcisme sans faire dans la surenchère, et sans précipité les choses. C’est appréciable.

Même si ça reste classique par rapport à ce qu’on peut voir, il y a quand même des choses que l’on ne retrouve pas ou plus dans le cinéma d’horreur, que ce soit dans l’évolution de la possession, les effets, les symptômes et surtout, il y a un côté médical un peu plus creusé et plutôt sympa. Même si ce film a vieilli et que ça se voit, je trouve qu’il traite assez bien la possession avec une possédée, un entourage et une mère crédibles. Quant à l’exorcisme, je trouve qu’il envoie toujours du pâté. Je pose donc mon petit 4/5.


2. « The open house » de Suzanne Coote et Matt Angel sorti en 2018. Netflix. (abandonné)

Synopsis  : Une mère et son fils emménagent dans la maison de vacances d’un parent à la suite d’une tragédie, mais des forces mystérieuses semblent se liguer contre eux.

Bande annonce :

Cet instant où le spectateur non averti se rend compte qu’il va devoir faire avec un des acteurs qu’il déteste le plus, est terrible. Dans ce film, il s’agit de Dylan Minnette (13 Reasons Why) que je trouve niais. Peu importe le film, peu importe la scène, peu importe les intentions demandées par la situation, j’ai toujours l’impression que ce type débarque on ne sait d’où, qu’il a été posé là et qu’il ne sait pas ce qu’il doit faire. Est-ce que cet acteur est une raison pour laquelle j’ai abandonné ce film ? Oui. Est-il la seule raison ? Non.

Naomi et son fils Logan emménagent dans la maison de la sœur de Naomi, suite au décès de son mari. La seule contrainte à cet emménagement est que la mère et son fils doivent quitter la maison le dimanche à cause des portes ouvertes, puisque la maison est en vente. Déjà, j’ai commencé à tordre le nez en balançant des « mouais » pas convaincants du tout. Puis le film tente de faire monter la pression, on se doute qu’il va y avoir quelque chose avec la cave (c’est soit la cave, soit le grenier de toute façon) et qu’une entité va certainement sortir de là. Je ne le saurai jamais, je déteste me forcer à regarder un film et j’ai donc arrêté de me torturer. Il n’y a pas d’intrigue, on tourne en rond, les personnages sont transparents et n’ont aucune prestance, et je me suis ennuyée jusqu’à ce que je jette l’éponge.


3. « The Golem » de Doron et Yoav Paz sorti en 2018 et vu sur Netflix.

Synopsis : Lors de l’apparition de la peste, une femme veut sauver son village des envahisseurs étrangers, mais l’entité qu’elle invoque pour les protéger est un mal bien plus grand.

Bande Annonce :

Voici le genre de films au cours desquels je me demande ce qu’il s’est passé dans la tête des scénaristes et producteurs pour me pondre ça. Ça, un golem donc, à l’apparence humaine et fait de terre qui, après un rapide rituel, prend vie. Mais ce n’est pas si facile que ça ; le golem est un mythe juif très connu, mais dont j’ignorais totalement l’histoire. Je l’ai apprise et j’ai beaucoup aimé ce pan de l’intrigue qui fait l’originalité du film qui explore assez bien le mythe, je trouve (mais je suis allée me renseigner sur ce golem pendant le visionnage pour connaître toute son histoire). Maintenant, je m’attendais à un golem beaucoup plus impressionnant, moins humain et plus mauvais étant donné qu’on nous annonce un « mal bien plus grand ».
J’avoue avoir beaucoup aimé l’ambiance un peu « Le village↗ » du début et l’utilisation du mythe du golem. Cependant, les effets et scènes censés être d’horreur ou gore sont parfois grotesques et un peu faciles, la fin et le golem m’ont peu convaincue. Le film n’est pas mauvais, il est bien sans plus, plus intéressant dans les faits qu’un Projet Blair Witch (1/5) mais moins flippant qu’un Mister Babadook (2.5/5). Je lui mets donc 2/5 non pas parce que je l’ai trouvé mal fait ou invraisemblable, mais parce que le golem n’a vraiment rien de si mauvais que ça, c’est juste un tueur à l’allure humaine qui n’impressionne personne avec ses yeux noirs vus et revus, mais aussi pour toutes les raisons citées au-dessus.


4. « Devil » de John Erick Dowdle, sorti en 2010 et vu sur Netflix

SynopsisÀ Philadelphie, cinq individus débutent leur journée le plus banalement du monde. Ils pénètrent dans un immeuble de bureaux et montent dans l’ascenseur. Personne ne se connaît ni ne se salue. Ils n’auront à partager cet espace clos que pour un court instant. Mais, quand l’ascenseur reste bloqué, ce qui semblait aléatoire, s’avère vite parfaitement intentionnel, et leur sort ne leur appartient plus. Ces cinq inconnus vont voir leurs secrets exposés au grand jour, et chacun va devoir répondre de ses fautes. Doucement, méthodiquement, leur situation évolue de la simple contrariété à l’angoisse, puis à l’horreur totale. Un à un, l’adversité les frappe, alors que le doute quant à l’identité de l’auteur de ces terribles événements plane sur toutes les têtes… jusqu’à ce qu’ils comprennent la vérité : l’un d’eux est le diable en personne. Quand toute assistance venue de l’extérieur s’avère inutile, les passagers restants sont forcés de réaliser que leur seule chance de s’en sortir est de faire face aux crimes qui les ont menés là où ils sont aujourd’hui.

Bande annonce :

Ayant abandonné le second film visionné cette semaine, je me suis rattrapée en choisissant au pied levé un film du catalogue Netflix, et c’est tombé sur Devil dont le titre ne m’a rien inspiré puisque les titres de films d’horreur avec le mot devil à l’intérieur sont monnaie courante. Cependant en lisant les informations sur Netflix qui mentionnaient un huis clos dans un ascenseur en compagnie du diable, je me suis dit que le cadre était propice à une intrigue originale et/ou surprenante, ou du moins, qui change de la sempiternelle cave hantée et du fantôme qui sort du placard et fait tomber les casseroles. Et disons-le, le diable c’est comme la possession : ça me fascine.

Pour le côté claustrophobie et huis clos, admettons puisque les personnages sont bloqués durant presque toute la durée du film dans un ascenseur, et l’un d’entre eux est claustrophobe (à mi-temps). Pour le côté thriller, allez, je lui accorde. Mais pour ce qui est de l’épouvante et de l’horreur, on a vu mieux. Il y a de la tension et du suspense même si rapidement ça ne fonctionne plus parce que la recette est toujours la même : la lumière clignote, puis s’éteint ; on entend des bruits de gens qui se font tuer et quand la lumière se rallume, il y a un mort. Comme le mécanisme est toujours le même, on a le temps d’anticiper et on s’ennuie. Et le reste n’est pas bien mieux.
Au niveau de l’ambiance, on se croirait dans un film catastrophe cheap avec de la musique trop forte censée faire peur, et des scènes d’actions/d’horreur qui n’ont aucun impact parce que comme dit plus haut, la recette est toujours la même et au bout du second événement, dès que la lumière clignote, on se dit : « et allez, c’est reparti ». Les personnages sont insupportables, caricaturaux et les cinq enfermés ont quelque chose à se reprocher. L’intrigue est quasiment inexistante et le diable a le charisme d’un bulot mort : rien de spectaculaire dans ses agissements et en plus, on ne le voit pas, même à travers le suggéré. Le semblant de twist ending est un échec, tout fini en happy end ou presque : ce n’est pas crédible.


Sources : Allociné↗, Netflix↗

7 commentaires sur « Le coin cinéma : le mois de l’horreur (semaine 2) »

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