Jussi Adler-Olsen – Profanation (Les enquêtes du département V – 2)

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Sur le bureau de Mørck, le dossier d’un double meurtre impliquant une bande de fils de famille, innocentée par les aveux « spontanés » de l’assassin. Mais très vite l’inspecteur s’aperçoit que l’affaire, hâtivement bouclée, comportait des zones d’ombre. Quel rôle ont vraiment joué, il y a vingt ans, trois des hommes les plus puissants du Danemark ? Cercles très fermés des milieux d’affaires, corruption au plus haut niveau, secrets nauséabonds de la grande bourgeoisie…


❗ Profanation est le second livre de la série des Enquêtes du département V, qui a débuté avec Miséricorde. Pour relire ma chronique, c’est ici↗.


Nous retrouvons Carl Mørck ainsi que son assistant Assad pour ce second livre de la série des Enquêtes du département V. Pour rappel, ce département ressort les affaires non résolues, classées et dans ce cas présent, une affaire résolue mais dont le dénouement ne convient pas à tout le monde, sauf aux principaux suspects.
Sur le modèle de son prédécesseur, Profanation joue sur deux tableaux ; d’un côté l’enquête de Mørck, de l’autre les suspects de l’époque devenus adulte, les potentiels coupables et les âmes perdues. Chacun son histoire et ses affaires, le tout s’imbriquant évidemment, parfaitement. Cette fois-ci, c’est le monde des riches, de la réussite et de la corruption qui est traité et choisi pour habiller les suspects, alors que dans Miséricorde, nous avions un décor plus politique et familial. Alors certes, les gosses de riches ont leur flopée de clichés dont l’auteur use comme beaucoup d’autres (de la réussite de père en fils, au physique plus ou moins avantageux en passant par les excès et le succès auprès des femmes), mais ça va puisque le tout est embelli par un mystère, de la noirceur et une histoire ancienne qui mêle des personnages énigmatiques et charismatiques, et qu’évidemment, un drame se cache derrière ces relations, brisées dans certains cas. Le lecteur a donc envie de savoir ce que renferme cette bombe à retardement que Mørck et Assad finiront, sans aucun doute, par désamorcer, et tant pis pour les deux ou trois clichés qui traînent ; on s’en fiche bien.

Alors que dire de ce second tome ? Déjà, qu’il se renouvelle tout en gardant les bases du premier. Le duo de choc Mørck/Assad qui fonctionnait très bien, fonctionne toujours autant, mais a été pimenté par la venue d’une nouvelle recrue, Rose, que Mørck a quand même dans le pif, la pauvre ^^
Si dans la construction les deux romans s’équivalent avec un même schéma et deux tableaux, dans les faits, le second n’est pas qu’une pâle copie du premier en changeant deux ou trois éléments. On part bien sur une nouvelle histoire aussi bien menée mais à mille lieues de la première et surtout, les personnages repris avancent eux aussi, autant dans leur vie que dans leur psychologie – et ça, on aime !
Et puisque j’aborde les personnages, bon sang que j’ai adoré Kimmie et que ce personnage est attirant, passionnant et marquant ! Marquant, ils le sont tous oui, et c’est quelque chose que je tiens à souligner ; les personnages sont fouillés et leurs potentiels utilisés dans toute leur splendeur. Il n’y en a pas un qui écrase les autres ou un autre complètement étouffé par les uns. Chacun a son heure de gloire et chaque histoire est aussi importante qu’une autre pour l’intrigue. La symphonie globale est tellement harmonieuse et agréable que j’en redemande, moi, de ce genre de roman !
L’enquête est passionnante, pleine de surprises mais avec très peu de rebondissements (idéal pour les lecteurs qui ne sont pas fans des révélations de dingue à chaque chapitre) et l’enquête avance comme elle le doit, sans que ce soit trop rapide ou trop lent.
La noirceur est toujours de mise dans ce second « tome » puisque cette fois-ci, l’auteur s’attaque à la cruauté humaine et le plaisir de faire du mal gratuitement, juste pour sa propre satisfaction, sorte de sadisme et de cruauté naturelle. On y parle aussi d’emprise et quelque part, de fascination pour l’autre. L’âme humaine est donc de nouveau traitée, peut-être avec plus d’aplomb et de volonté de frapper fort que dans le premier, et ça marche !

De ce roman, et malgré la lenteur avec laquelle de l’ai lu parce que je suis en période difficile au niveau de la lecture, j’ai tout aimé. Je suis réellement entrée dans l’équipe du département V, j’ai enquêté et pris autant de plaisir qu’eux à résoudre cette affaire. Du côté des suspects et de leurs histoires, j’ai été cuisinée aux petits oignons avec ce qu’il faut de noirceur tant dans l’écriture que dans les faits : « Ah ouais, quand même ! » Finalement, je crois que j’aime beaucoup cet auteur et ça se confirme avec cette lecture tout à fait plaisante, voire carrément kiffante ! J’aurais eu le tome 3, je pense que je le lisais directement après Profanation.

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2 commentaires sur « Jussi Adler-Olsen – Profanation (Les enquêtes du département V – 2) »

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