Le coin cinéma : le mois de l’horreur (semaine 1)

Image vectorielle gratuite: Clap, Film, Coupé - Image ...Si je me suis complètement détachée de l’horreur en littérature, au cinéma, rien ne me satisfait plus que ce genre-là. Octobre, alias le « mois de l’horreur » dans beaucoup de domaines notamment parce qu’on y trouve Halloween, me donne l’occasion de voir ou revoir (même si je vais éviter les revisionnages) certains films culte, d’autres beaucoup moins, tous d’horreur.
Le coin cinéma (qui a disparu du blog aussi vite qu’il est apparu) revient le temps de vous livrer quelques retours, tout au long du mois d’octobre.


À l’origine, je m’étais imposé deux thèmes : l’horreur et ses classiques. Puis quand j’ai vu que certains (vieux) films étaient introuvables gratuitement et/ou sur Netflix sans passer par des moyens pas trop légaux, j’ai laissé tomber. Dommage, j’avais une belle liste de classique de l’horreur à regarder que je n’ai jamais vus. Du coup, j’ai décidé de me laisser porter par le catalogue Netflix et pourquoi pas, de temps en temps, par le catalogue payant de YouTube.

Sommaire :
1. Mister Badabook de Jennifer Kent 2014 (YouTube)
2. Le projet Blair Witch de Daniel Myrick et Eduardo Sanchez 1999 (Netflix)
3. Dans les hautes herbes de Vincenzo Natali 2019 (Netflix)

1. « Mister Babadook » de Jennifer Kent sorti en 2014. YouTube

Synopsis : Depuis la mort brutale de son mari, Amelia lutte pour ramener à la raison son fils de 6 ans, Samuel, devenu complètement incontrôlable et qu’elle n’arrive pas à aimer. Quand un livre de contes intitulé ‘Mister Babadook’ se retrouve mystérieusement dans leur maison, Samuel est convaincu que le ‘Babadook’ est la créature qui hante ses cauchemars. Ses visions prennent alors une tournure démesurée, il devient de plus en plus imprévisible et violent. Amelia commence peu à peu à sentir une présence malveillante autour d’elle et réalise que les avertissements de Samuel ne sont peut-être pas que des hallucinations…

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C’est le film que j’ai choisi de regarder en premier, à cause de son titre et son affiche qui m’ont donné envie de découvrir ça. Un pressentiment donc, celui qui me disait que ça allait être chouette, je ne sais pas pourquoi.

Ce film n’est vraiment pas le pire que j’ai pu voir en matière d’horreur. Il réutilise certains codes qui fonctionnent bien, instaure une ambiance oppressante et inquiétante, et finalement, c’est ce qui ressort le plus, cette inquiétude constante. Je n’ai pas été dans la peur ou l’angoisse. J’ai été inquiète et ai ressenti de l’inquiétude tout au long du visionnage, ce qui a été étrange en réalité.
Le film ne fait pas dans la surenchère (sauf dans le dernier quart d’heure, mais on y reviendra), ni dans l’horreur juste pour faire de l’horreur. Il se contente de créer une histoire et une ambiance, et d’insérer ici et là quelques scènes coup de poing, impressionnantes, qui font le job et c’est déjà pas mal.
Pas mal aussi le jeu quasi-parfait de l’actrice principale dans le rôle de la mère compréhensive, protectrice, puis épuisée, dépressive pour finir en folle plus vraie que nature. Pas mal le fameux Babadook qui joue sur nos peurs d’enfants. Bref, j’ai bien aimé, et j’aurais adoré si je m’étais arrêté à 20 minutes de la fin.

Entre les scènes tirées par les cheveux pour faire peur mais ratées (la fameuse surenchère), les effets spéciaux en mousse et grossiers, le son coupé par la musique alors que ça décrédibilise la scène (avis personnel, certains ont jugé ça intelligent), eh bien la fin est complètement gâchée.
Je pensais mettre à ce film une note personnelle de 3,5/5, mais on va descendre à 2.5/5. D’abord, parce que la voix de Babadook a gâché son potentiel et l’a rendu beaucoup moins impressionnant à mes yeux, surtout à la fin. C’est dommage, ça marchait jusque-là, avec ses grands doigts et son ombre, peut-être est-ce là la rare erreur de doublage. Mais ce qui fait le plus baisser la note, ce sont les dernières vingt minutes ; vraiment, ce n’est pas possible…

Tout juste la moyenne donc et c’est vraiment dommage, il y avait dans ce film un vrai potentiel, une originalité certaine, et une justesse de la part de l’actrice principale qui auraient pu en faire un bien meilleur film d’horreur. À voir tout de même si on a l’occasion.

2. « Le projet Blair Witch » de Daniel Myrick et Eduardo Sanchez sorti en 1999. Netflix

Synopsis : En octobre 1994, trois jeunes cinéastes, Heather Donahue, Joshua Leonard et Michael Williams, disparaissent en randonnée dans la forêt de Black Hill au cours d’un reportage sur la sorcellerie. Un an plus tard, on a retrouvé le film de leur enquête. Le Projet Blair Witch suit l’itinéraire éprouvant des trois cinéastes à travers la forêt de Black Hills et rend compte des événements terrifiants qui s’y sont déroulés. À ce jour, les trois cinéastes sont toujours portes disparus.

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Ou bien, j’avais vu ce film il y a longtemps et je ne m’en souvenais pas au point d’être incapable d’en faire un résumé ; ou bien, je n’avais vu que des extraits (dans les tops par exemple) qui me faisaient croire que je l’avais vu alors que non. Aujourd’hui, j’en suis certaine : je l’ai vu, ce projet Blair Witch.

J’ai eu du mal à entrer dans le film probablement parce qu’en 2019, je sais que ce long-métrage n’est pas un vrai documentaire, et que je sais aussi que la communication autour de sa sortie n’était que du pipeau, qu’il fallait cependant oser. Pourtant, le found footage fonctionne toujours chez moi et j’avoue avoir un petit faible pour cette technique/ce genre. Malheureusement, ça n’aura pas suffi.
En matière d’intrigue se déroulant dans une forêt bizarre avec une créature rodant autour des personnages, Le rituel, film adapté du roman éponyme d’Adam Nevill, est ma référence. J’adore ce film, même s’il est récent (2017) et qu’il reprend donc des choses déjà existantes, il a quelque chose que je recherche dans ce genre qu’est l’horreur : une ambiance et de belles images.
Dans Le projet Blair Witch, il m’a manqué une ambiance (et des belles images), et même si j’apprécie grandement lorsqu’on ne voit pas les choses, je trouve que c’est assez mal utilisé ici dans le sens où ce qu’on ne voit pas mais qui terrorise les personnages et hante la forêt, ne suffit pas à créer la peur, l’inquiétude ou l’angoisse, et encore moins une ambiance effrayante ou du moins inquiétante. Il y a des choses étranges, certes, mais elles ne m’impressionnent pas (ou plus). Les personnages se perdent en forêt, ils tournent en rond, et puis voilà. La simplicité ne fonctionne malheureusement presque jamais avec moi (en littérature ou au cinéma).
Il faut aussi dire que les personnages sont quand même très agaçants et nous ressortent la même tambouille à chaque scène ; la pleureuse qui filme par obsession (et on ne sait pas trop pourquoi, cela aurait été intéressant de creuser ça), l’autre qui gueule, le dernier qui ne sert à rien, deux des personnages se fâchent et le dernier calme le jeu. Le même schéma est répété du début à la fin et c’est un peu lassant et ennuyeux au bout d’une heure de film, autant dire que j’ai trouvé le temps long.
Note personnelle finale : 1/5 pour le scénario qui aurait pu être chouette.

3. « Dans les hautes herbes » de Vincenzo Natali sorti en 2019. Netflix

Ici, dans le jardin des sentiers, où l’on passe et repasse, on ne fait jamais un seul choix. On fait tous les choix possibles et tous te ramènent à moi.

Synopsis : Un frère et sa sœur s’aventurent dans un champ d’herbes hautes pour porter secours à un enfant perdu, mais découvrent qu’il n’est peut-être pas possible d’en sortir.

Bande annonce :

Pas de phénomènes paranormaux, pas de fantôme ni de démon dans ce long-métrage adapté d’une nouvelle de Stephen King et Joe Hill, mais de belles images parfois et une intrigue très originale saupoudrée de fantastique. Dans les hautes herbes m’a beaucoup plu au départ, même si les appels répétés des personnages dans l’espoir de retrouver les autres personnes perdues dans ce labyrinthe de hautes herbes, sont quelque peu irritants et redondants. Cependant, un flou total enveloppe peu à peu l’intrigue, floute les pistes et les faits que l’on pensait acquis, pour lancer une nouvelle partie pile aux moments où je commençais à m’ennuyer. Ce qui se passe dans les hautes herbes est autant un mystère pour les personnages que pour le spectateur, et tout le monde est confus. Perdu. Le nœud finit par se dénouer et c’est parfois un peu perché, mais qu’est-ce que c’était sympa !
Je pars sur un 3,5/5 à cause des hurlements qui agacent, des quelques longueurs, des cris de la nana insupportables et parce que j’aurais aimé comprendre le phénomène, y trouver une origine et une explication, et rien (ou trop peu). Dans les hautes herbes se termine sans que je ne sois capable d’expliquer ce que j’ai vu et trouver une origine au phénomène. Ben ouais, j’aime bien pouvoir tout expliquer, ou presque.

La nouvelle Dans les hautes herbes de Stephen King et Joe Hill, est disponible en numérique sur Amazon↗. Merci à Julie↗ pour l’information.

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