Patrick Bauwen – Le jour du chien

9782226396341-j.jpgLes ténèbres sont mon domaine. Le métro, ma cité des morts. La souffrance de mes victimes, mon plaisir.
Je suis le Chien. Inquisiteur ou Guerrier Saint, comme vous voudrez. Dieu est avec moi.
Djeen, je croyais l’avoir tuée. C’était il y a trois ans. Déchiquetée par les roues du métro.
Et voilà qu’elle me menace…
Je dois la retrouver avant que Kovak ne le fasse.
Et ce jour-là signera l’apogée du mal.
Sur les traces d’un tueur psychopathe, dans un Paris souterrain plus hallucinant que l’Enfer, le nouveau thriller de Patrick Bauwen, un des maîtres du genre depuis L’oeil de Caine.


Le premier livre que j’ai dévoré lorsque j’ai découvert ma passion pour la lecture il y a de ça plus ou moins trois ans, était Seul à savoir de Patrick Bauwen qui a été le déclic. C’est lui qui m’a poussée à aller voir sur Amazon la section thriller, me faisant découvrir au passage le monde de l’auto-édition. De cette expérience de lecture, j’en garde un souvenir indélébile et une passion pour la lecture qui, dès lors, n’a jamais flanché. Peut-être est-ce pour cela que je n’ai pas osé relire Bauwen depuis ; de peur d’être déçue et de ne pas revivre l’expérience Seul à savoir. Pourtant, j’ai récemment acheté et ouvert Le jour du chien, un livre dont je n’ai entendu que du bien et dont la suite est sortie l’année dernière. Ce que je ne savais pas, c’est que la lecture allait durer huit longs jours et qu’en découlerait, une chronique négative et une déception à la hauteur de mes attentes : grande.

Je ne peux donc dire avoir pris un plaisir inouï à lire ce roman qui, je trouve, au niveau de l’intrigue n’a rien de bien original, rien d’exceptionnel, pas au point de m’en mettre plein les yeux et de m’emmener dans un univers unique. Non, tout ça a déjà été vu, raconté différemment – très souvent moins bien, je dois l’avouer – mais fait quand même. Le jour du chien, c’est l’histoire du docteur Kovak (oui,  Luka Kovac d’Urgences est venu me hanter pendant toute la lecture) qui, un jour, se fait agresser dans le métro alors que les auteurs de l’agression filment et diffusent leurs méfaits en direct sur Internet. En regardant de nouveau la vidéo, on y aperçoit la femme de Kovak, Djeen, censée être décédée. L’histoire découle de ce fait un peu bancal, un peu « oh bah quelle chance qu’elle soit apparue spécifiquement à ce moment-là dis donc ! En plein direct et en présence des ces personnes précisément, avec la possibilité de revoir les images ! » et entraîne Kovak, Batista (le flic qui était en charge de l’affaire Djeen) et quelques autres personnages sur les traces de la morte ressuscitée.
Typiquement le genre d’intrigue facile qui ne fonctionne plus sur moi, parce que j’ai lu et vu bien meilleur, bien plus recherché et bien plus dense. J’ai tiqué dès le départ en me disant que cette apparition fortuite était vraiment un bon coup du hasard, ce qui m’a rendue suspicieuse et m’a empêchée de croire en l’intrigue, mais je ne vais pas m’étendre afin de ne pas divulguer l’histoire à ceux et celles qui souhaitent lire ce livre.
Pourtant, je l’ai lu jusqu’au bout. J’ai encaissé l’utilisation du complot politique, de la femme ressuscitée, des désirs de vengeance, des clichés sur les riches, des problèmes personnels et des histoires de couple, le tout évidemment survolé, en espérant être surprise à un moment donné, en espérant revivre un Seul à savoir. En vain, et même la fin est bâclée.

Ce thriller correspond aux trames dont je me suis goinfré il y a de ça plusieurs dizaines d’années, non pas en littérature mais au cinéma. Je me suis alors dit que ce livre pouvait avoir mal vieilli (ça arrive), parce que depuis la mode du thriller que je trouve facile, des dizaines de scénarios ont été portés à l’écran et à l’écrit, et que tout a déjà été fait et refait, alors forcément les intrigues ne nous surprennent plus vraiment, en 2019. On nous sert une intrigue a priori complexe, mais en réalité, tout est hyper simple, tout est sous notre nez, et on trouve la solution en lisant entre les lignes ; à force de voir et lire les mêmes histoires (dans les grandes lignes), on ne se laisse plus avoir par les auteurs qui pensent révolutionner un concept. Et donc ça ne marche pas, ici ça n’a pas du tout marché, Djeen n’a jamais été un mystère pour moi, je savais, bien avant la moitié du livre, ce qu’allait être sa fin, c’était une évidence.
J’avais très envie de trouver une excuse à Patrick Bauwen, mais force est de constater qu’il n’y en a pas. Le jour du chien est sorti en 2017, l’excuse du temps ne fonctionne plus, et j’en suis d’autant plus décontenancée. L’intrigue n’a rien d’innovant, de bluffant ou de surprenant, on a déjà vu ça ailleurs, le concept est usé et ça ne prend plus. Le tout est beaucoup trop léger, l’intrigue trop vue et bancale. Je ne lirai évidemment pas la suite et j’aurais dû rester avec mes souvenirs de Seul à savoir qui pour le coup m’avait beaucoup plus plu, peut-être parce que c’était mon premier thriller et que je n’ai rien vu venir. Pourtant, dans mes souvenirs, l’intrigue me semble plus complexe, mais peut-être est-ce moi qui sacralise un peu trop ce bouquin qui a été le déclic.

Le jour du chien chez Albin Michel
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4 commentaires sur « Patrick Bauwen – Le jour du chien »

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