Sacha Erbel – L’emprise des sens

51zPIG-nUjL._SX331_BO1,204,203,200_.jpgLorsque Talia, en pleine désillusion sentimentale, s’envole pour des vacances de rêve à la Nouvelle-Orléans, elle est loin de s’imaginer que son destin l’y attend. Dès le lendemain, elle se retrouve mêlée à un crime, exécuté selon un rituel macabre et violent. Rites vaudous ou crimes en série, la frontière entre les deux semble floue pour Louis Lafontaine, policier chargé de l’enquête, lui-même confronté à des troubles obsessionnels. Avec sa coéquipière il est prêt à tout pour remonter à la source de l’horreur. Face à l’emprise du mal, Talia saura-t-elle affronter ses démons et le don terrifiant qui lui est révélé ? Le soutien d’Azaia, prêtresse excentrique et l’amour de Basile seront-ils suffisants pour l’y aider ? Dans la chaleur mordante de ce voyage en pays cajun, les esprits tourmentés se révèlent, les traumatismes refont surface et les peurs inavouables s’entrechoquent jusqu’à la révélation finale.


Cette année, le salon Noir Vézère était l’occasion rêvée de rencontrer Sacha Erbel qui est une auteure que j’ai envie de lire depuis très longtemps, sans réellement oser n’étant pas persuadée d’adhérer à tout. J’ai très souvent vu L’emprise des sens circuler sur Facebook, à la fois fascinée par le côté vaudou dont beaucoup parlent, mais en restant sceptique. Ça ne s’explique pas.
Je me suis donc procuré ce livre à Noir Vézère – la rencontre avec l’auteure est sûrement celle qui m’a le plus marquée -, avec la ferme intention de le lire rapidement. J’étais très enthousiaste, je le suis toujours, mais mon instinct n’avait pas totalement tort ; j’ai beaucoup plus accroché avec une partie de l’histoire, plutôt qu’avec l’autre. Cependant, ça ne m’empêchera pas de lire le second roman de l’auteure, L’ombre de Nola. Mais avant cela, parlons du premier roman de Sacha Erbel.

L’emprise des sens, c’est l’histoire de Talia qui, sentimentalement parlant, n’a vraiment pas de chance. Ses déboires et ses déceptions avec les hommes, la poussent à s’exiler quelques semaines à La Nouvelle-Orléans. Là-bas, elle va être touchée de plein fouet par l’étrangeté, les rêves et le vaudouisme. Impliquée à ses dépens dans une série de meurtres, Talia va finalement rejoindre l’enquête dont les morts sont particulièrement sanglantes et dérangeantes, dans laquelle le vaudouisme va venir s’immiscer.
Si vous suivez mes chroniques, il est inutile que je précise quels pans de l’intrigue j’ai adorés, et lequel m’a beaucoup moins passionné. Mais je vais tout de même prendre le temps de parler de Talia dès à présent, pour me débarrasser du bébé et me recentrer ensuite sur tout ce que j’ai aimé dans ce roman.
Talia est tout simplement le genre de personnage dont l’histoire ne m’apporte pas forcément grand-chose. En l’occurrence, Talia est une jeune femme qui n’a pas de chance en amour, qui semble vouloir désormais s’amuser avec les hommes, mais qui va craquer sur le premier mec venu qui va également craquer pour elle. Alors oui, une fois de temps en temps dans un thriller, c’est sympa, mais il se trouve que j’ai tellement vu cette configuration, cette histoire, ce passé chez les personnages féminins (et je ne blâme pas forcément les auteurs, ce sont des choix et surtout leur personnage ainsi que leur histoire), que je m’en suis lassée au point de ne plus le supporter. Mes débuts avec Talia et toute la première moitié du roman, ont été compliqués ; forcément, il faut installer l’histoire, le personnage et surtout, le don qui l’on ne peut décemment balancer en une ligne. Heureusement, en parallèle, il y a eu les corps et l’enquête. Et ensuite, tout le reste.

Quand on voit Sacha Erbel, on est loin de penser que l’on va trouver du sale dans ses romans. Quand je parle de sale, je veux parler de sang qui coule et gicle, de tête coupée, de thorax déchiré, de choses bien loin de l’aura chaleureuse et positive de l’autrice. Je me suis régalée avec l’enquête, les corps et surtout, toute ces histoire et Histoire autour du vaudouisme et de La Nouvelle-Orléans. Toutes ces légendes, ce folklore, ce mystère autour du vaudou et de la magie noire sont des choses qui me passionnent et me fascinent, et j’ai profondément adoré retrouver cette ambiance dans L’emprise des sens. Et finalement, ces pans-ci éclipsent totalement le rejet que j’avais au départ pour le personnage de Talia.
Les morts et l’enquête avaient un vrai potentiel original et Sacha Erbel a su creuser de ce côté-ci pour finalement offrir une enquête passionnante dont on attend le dénouement avec impatience. Un dénouement surprenant concernant l’identité du tueur qui nous fait poser pas mal de questions et nous fait remonter le fil de l’histoire.

Un premier roman au potentiel indéniable qui a choisi un genre policier moins traditionnel qu’à l’accoutumée. Il est certain que L’emprise des sens est imprégné d’une ambiance particulière, spirituelle voire surnaturelle très séduisante et, malgré un personnage que j’ai très peu apprécié et un style qui manque légèrement de panache pour moi, j’ai apprécié ma lecture et adoré les angles choisis par l’auteure qui, indéniablement, a beaucoup de choses à dire et à explorer. Rendez-vous prochainement avec L’ombre de Nola dont j’adore la couverture !

L’emprise des sens sur Amazon

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2 commentaires sur « Sacha Erbel – L’emprise des sens »

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