Jérôme Dumont – Une petite mort à tout prix

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Lorsque la famille Jézéquel emménage dans une ville créée de toutes pièces par la multinationale pharmaceutique RGP, employeur de l’épouse, cet environnement semble parfait et idéal. Ils ont tout pour être heureux et font vite connaissance avec leurs nouveaux voisins.
Jusqu’à ce que le décès soudain de l’un d’entre eux, dans des circonstances nébuleuses, vienne brouiller ce tableau idyllique.
Il n’en faudra pas plus pour qu’Alex Jézéquel, mari désabusé en mal de repères, s’intéresse à cette disparition survenue à l’étranger.
Ce sera le point de départ d’un enchaînement de faits troublants qui le conduiront à rechercher la vérité et à découvrir qu’il y a, derrière la version officielle, bien plus qu’une simple mort accidentelle.
Est-ce que tout est relié à ce « Viagra pour femmes » que la firme s’apprête à lancer ?


Très récemment, une copine blogueuse a publié une chronique sur Luca de Franck Thilliez, histoire avec laquelle elle n’a pas accroché. Dans son article, elle mentionne la difficulté des blogueurs (et de tous les lecteurs qui font des retours de lecture) à devoir absolument justifier et argumenter leurs retours mitigés ou négatifs (alors qu’on s’en fiche bien lorsqu’il s’agit d’éloges – réflexion personnelle), entre autres. Bref, je vous conseille de lire cette chronique qui soulève certains points intéressants, notamment le droit de ne pas aimer un livre, peu importe la raison. Oui, oui : on a le droit et surtout, on a le droit de le dire !  😁
Il se trouve qu’au moment où cette chronique est sortie, j’avais moi-même une chronique en construction, celle-ci, et que j’ai exactement le même problème que Katia : je n’ai pas accroché avec l’histoire sans pour autant avoir trouvé le livre mal écrit, l’intrigue bancale ou incohérente. Je n’ai simplement pas accroché avec l’histoire et, même si l’écriture tient la route et que le texte est propre, ça ne fait pas tout, au moins dans mon cas.
J’aurais dû lire ce livre à sa sortie, comme c’était prévu, en juin 2018. Mais pour être tout à fait honnête, le thriller pharmaceutique me fait peur parce que c’est un peu l’inconnu et qu’en même temps, j’avais tout un tas d’a priori et de préjugés qui tournaient en boucle dans ma tête chaque fois que je posais ma main sur ce livre en me disant que je devrais enfin le lire. Au bout d’un moment, il faut forcer les choses et se décider : avec un an de retard, j’ai donc lu d’Une petite mort à tout prix de Jérôme Dumont, dont j’avais adoré Sacrifiées.

J’ai plutôt apprécié le début de ce livre aux allures de Desperate Show (mélange de Desperate Housewives et The truman show). Tout est dit dans la quatrième, mais histoire de replacer le contexte, Une petite mort à tout prix c’est l’histoire d’Isabelle, d’Alex et de leurs enfants Manon et Hugo, qui emménagent dans une ville dont les maisons se ressemblent toutes (j’ai bien pensé à certaines scènes d’Edward aux mains d’argent pour ça) créée, aménagée et régie par RGP, la multinationale pharmaceutique dans laquelle travaille Isabelle. Alex, au chômage, s’occupe de la maison, de l’adolescente et sympathise avec les voisins tout en étant de plus en plus suspicieux sur les méthodes de RGP, devenant peu à peu parano, persuadé que RGP observent les habitants et pas que. Finalement, c’est au décès du mari de sa voisine que les choses vont prendre un tournant et aller vers quelque chose de plus mystérieux, relevant presque du complot : la fameuse multinationale qui ne nous veut pas que du bien.

Ce retour va être très court car, malgré la qualité du texte et les recherches de l’auteur sur les scandales pharmaceutiques et la façon dont ces entreprises créent des maladies pour imposer leurs remèdes – entre autres, et j’ai appris certaines choses -, l’histoire en elle-même ne m’a pas vraiment transportée. Mon avis final rejoint un peu les a priori que j’avais avant lecture et je pense sincèrement que les thrillers pharmaceutiques ne sont pas pour moi. Entre lenteur, enquête, complot et la présence presque inévitable d’une journaliste, je n’ai pas trouvé mon compte dans cette intrigue et ses personnages.
Je suis néanmoins allée jusqu’au bout, sûrement pour connaître le dénouement parce que le livre tient la route, mais aussi parce que la fin de Sacrifiées avait été mon bémol et que je voulais voir ce que ça donnait avec celui-ci. Concernant la fin, le schéma est le même, l’auteur nous offre un « que sont-il devenus » intéressant, mais que j’ai tout de même trouvé expéditif, peut-être parce que je suis complètement passée à côté de la fin, dans le sens où je n’ai pas compris comment les personnages ont eut le déclic pour servir le retournement de situation final qui remet tout en question un peu trop rapidement à mon goût. La fin est donc de nouveau un bémol, mais c’est bien le seul.
J’avoue que j’ai été moins dedans à partir du moment où tout le côté thriller pharmaceutique a pointé le bout de son nez (même si j’ai appris des choses et que c’était chouette) ; j’ai préféré les instants familiaux et le début du livre plus « Desperate Show« . Mon avis, très neutre en réalité, ni positif ni négatif, vient du fait que l’histoire ne me correspond pas, tout simplement, mais en soit, elle n’a pas vraiment de défaut notable ou général. Une petite mort à tout prix plaira sûrement aux lecteurs de ce genre-là, ce que je ne suis pas et désormais, je le sais.

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2 commentaires sur « Jérôme Dumont – Une petite mort à tout prix »

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