James Osmont – La trilogie psychiatrique : Livre 2 : Sandrine

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Aucun d’eux ne l’a choisi. Certains l’ont subi ou provoqué, lui ont prêté allégeance, y ont finalement pris goût… Mais le Mal, solitaire et tout-puissant, trace sa route et anime ses pantins. Desseins mystérieux, atours inattendus, voies impénétrables ; il rôde et patiente dans le noir. Tant et tant, il tente et torture, sème la mort et le désarroi, se joue bruyamment de la condition des Hommes, de leurs faiblesses et de leurs bas instincts. Regis, Sandrine, Dolores, et tous les autres, se débattent, s’y noient… Ou bien s’en libéreront-ils, peut-être ? Et quel sera alors le prix à payer pour des âmes turbulentes, égarées dans ce grand bal fou ?


Second livre de la trilogie psychiatrique de James Ormont que je lis (ma chronique sur le premier) et l’expérience a été différente. Les trois livres ayant été écrits et publiés à des mois d’intervalle, mais réunis et augmentés dans cet intégral, je pensais y trouver le même style, la même construction, la même substance. Or, ça n’est pas tout à fait le cas. D’entrée, Sandrine m’a surprise par le changement dans la plume de l’auteur, mais aussi par son contenu. Les personnages ont plus d’aplomb, ils ont désormais des opinions bien plus affirmées et ils les partagent. C’est réellement à travers les personnages – Prédateur et Sandrine d’abord – que j’ai vu cette nette évolution, une affirmation certaine, une présence peut-être plus prononcée des personnages désormais ancrés dans la réalité, dans la vie, sortis du cadre de la psychiatrie et de son côté huis-clos, mais pas pour autant de la folie. Ils s’expriment, souffrent et vivent autrement, et finalement je ne suis pas certaine que j’aurais apprécié un second roman sur le même schéma que Regis.

Et pourtant, mon avis final risque d’être un peu plus mitigé que pour le premier livre. Il faut peut-être souligner que j’ai lu ce livre entre deux quintes de toux et crises de fièvre et que, peut-être, mon rhume-grippe-bronchite a sûrement joué sur l’expérience de lecture. Globalement, j’ai trouvé l’histoire un peu faible et surtout, pas vraiment centré sur Sandrine comme l’annonce le titre. Quelque part, tant mieux, j’ai adoré ce qu’on m’a raconté sur les autres personnages, et surtout la manière dont c’est fait puisque comme mentionné en introduction, les personnages s’émancipent dans ce second livre. Cependant, je me suis beaucoup moins attachée à eux – contrairement à Regis du premier livre – et finalement, leur histoire m’importait moins, d’autant plus que je ne savais pas tellement où l’auteur voulait en venir exactement… et j’avoue ne pas avoir tout saisi 😕
Sandrine se lit assez rapidement, il est court, va à l’essentiel et pourtant, ma lecture a parfois été saccadée. J’ai été dérangée par les césures ; nombreuses et pas toujours réglementaires d’ailleurs : les mots sont parfois coupés en plein milieu d’une syllabe ce qui complique la lecture de ce même mot et la façon dont on l’anticipe (locomoti-
on. Et bah non ! c’était pas locomotive 😁 Vous voyez ?) et casse le rythme de lecture (mais la césure de façon globale, ralentie le rythme de lecture). Mais si la découpe des mots est plutôt dérangeante en ce qui me concerne, ce que fait l’auteur de ses mots est un tout autre exercice au résultat bien différent. J’ai trouvé une façon d’utiliser la langue française plus élégante, plus recherchée, voire plus maligne et percutante que dans Regis. C’est pour moi, la grande évolution entre les deux livres. Et c’est finalement ça que je vais retenir ; les passages « bien trouvés » et intelligents qui jouent avec les mots et les sonorités même si, Sandrine, c’est avant tout autre chose que ça.

Regis manquait de tout, mais il avait été de ces personnes qui vous marquent, se lient mentalement à vous, s’aimantent sans que vous le vouliez forcément ou que vous vous en rendiez tout à fait compte… Probablement parce qu’« ils » – ces êtres-là – révèlent en vous une part de ce qui vous manque. La clé d’un mystère humain fondamental, recherchée par instinct et de tout temps…

Conclusion rapide de ce second livre de La trilogie psychiatrique.
Honnêtement, ça n’était pas si terrible que je peux le laisser entendre. Mon avis est mitigé parce que je me suis beaucoup attachée à Regis du premier livre et que, forcément, j’ai tendance à comparer les deux expériences de lecture : j’ai préféré le premier, c’est le risque avec les séries. Néanmoins, Sandrine a été plaisant à lire et à découvrir, surtout parce qu’on en apprend pas mal sur le Prédateur du premier tome, et que ce personnage est fascinant. La fin de Sandrine, en tant que personnage, m’a beaucoup plu et, une nouvelle fois, les dernières lignes me donnent envie de connaître la suite. On se retrouve donc bientôt pour le livre 3 : Dolores, et sa chronique qui conclura la série des articles consacrés à cette trilogie, mais qui sera aussi l’occasion de faire une conclusion beaucoup plus générale.

La trilogie psychiatrique sur le site de la maison d’édition : Nouvelle Bibliothèque

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