Stephen King et Berni Wrightson (illustrateur) : L’année du loup-garou

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Tout a commencé en janvier, une nuit de pleine lune…
Le premier hurlement fut celui d’un employé du chemin de fer quand il sentit les crocs lui déchirer la gorge.
Depuis, chaque nuit de pleine lune, la petite bourgade de Tarker Mills est en proie à l’horreur.
Qui sera le prochain ?


Comment commencer cette chronique en parlant de mon parcours avec Stephen King sans me prendre une vague d’admirateurs dans la tronche qui me diront que je n’ai rien compris à l’auteur ? Et bien commençons par là. Mon principal souci avec King, se sont certains de ses lecteurs (une minorité sûrement mais je suis tombée dessus). Ceux avec qui on ne peut discuter et qui n’expliquent rien dès que l’on a un avis un peu différent et que l’on est réticent. J’ai essayé et abandonné trois King – ceux que l’on m’a le plus conseillés sans vraiment m’expliquer le pourquoi du comment : « lis ça c’est le meilleur » pour finalement entendre dire « mais non, t’as pas commencé par le bon » quand je déclare avoir mis ma lecture de côté 😓 – et je n’ai pas honte de dire que je me suis ennuyée et que j’ai trouvé des longueurs qui m’ont fait lâcher les livres. Voilà. Il n’y a pas de « mauvais moment » ou de « mauvaise période » je n’ai pas accroché, point.
J’ai donc fermé la page King, ai décidé de ne plus jamais en parler ni d’essayer de le lire. Sauf que quelqu’un m’a parlé de L’Outsider et m’a donné envie de le lire, et étonnamment, il s’agit d’une personne qui, comme moi, ne lisait pas King. Résultat, le lendemain en déambulant dans mon supermarché, j’en ai profité pour jeter un œil au rayon livres en espérant le trouver. Raté. En revanche, j’ai craqué pour L’année du loup-garou.
J’ai vu la couverture et le mot « illustrations » alors j’ai pris l’objet en main et j’ai adoré la couverture cartonnée et les pages rigides. J’ai lu la première ligne et hop, au panier. En terminant mes courses j’ai tout de même réfléchis : je n’aime pas les histoires de loup-garou, le fantastique/terreur/horreur n’est honnêtement plus du tout ce que j’aime et ai envie de lire, et puis il me restait mes a priori sur l’auteur. Il ne m’en fallait pas plus pour me convaincre d’acheter et lire ce livre. Logique.

Alors, alors ?

J’ai dévoré ce (court) roman de 105 pages – illustrations comprises – en trois heures. Honnêtement, l’histoire n’a rien d’extraordinairement prenant. Dans la ville de Tarkers Mills, chaque mois, un habitant meurt sous les crocs d’un loup-garou. Construit un peu à la manière de nouvelles, ce roman de douze chapitres – un chapitre par mois – n’a d’autre finalité que de découvrir le coupable et l’anéantir. Entre temps, les morts tombent et les scènes qui décrivent les attaques du loup-garou, si elles ne m’ont pas terrorisée, m’ont néanmoins impressionnée ; les yeux jaunes, les dents affûtées, la bave qui dégouline le long des babines, les odeurs de bête et de sang se sont emparés de mon imagination, sans oublier la tension et l’intensité qui vont crescendo à chaque nouveau chapitre.
Il faut dire aussi que les illustrations apportent énormément à l’intrigue et j’ai adoré lire et voir la peur ou l’horreur en même temps. Loin de brider l’imagination, au contraire les illustrations fournissent une image assez précise de la scène, sans trop en montrer de sorte que le lecteur puisse agrandir le tableau seul. Un régal.

Mea Culpa ?

Pour ça, on va attendre un peu, au moins de lire L’Outsider, parce que jusqu’à présent, les longs romans et/ou pavés n’ont pas tenu ; trop de longueurs, de détails et de lenteur dans le déroulement des intrigues m’ont rapidement fait lâcher. Or, dans L’année du loup-garou, la mécanique est différente ; la plupart des chapitres, qui en réalité sont de très courtes nouvelles, font quatre ou cinq pages – sauf quelques unes qui font plus – et le livre n’est pas bien épais – en sachant que deux pages sont consacrées à l’illustration de chaque mois et que chaque chapitre est également illustré au moins deux fois. Autrement dit, les longueurs n’ont pas leur place et c’est ce qui a fait toute la différence avec ce livre-ci. Il se lit vite, bien, et l’écriture y est franchement sympathique sans être traînante.

Verdict : j’ai beaucoup aimé et je suis la première surprise. Comme quoi lorsqu’on craque pour l’objet livre – ce qui a été mon cas ici – on peut aussi se laisser séduire par le contenu. La porte est désormais grande ouverte, j’attends avec une certaine impatience, la livraison de L’Outsider pour confirmer ou non mes premières impressions, après avoir enfin lu entièrement mon premier King.

L’année du loup-garou sur Amazon.

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