Sebastian Fitzek – Thérapie

51IutQ28FaL._SX307_BO1,204,203,200_Josy, douze ans, la fille du célèbre psychiatre berlinois Viktor Larenz, est atteinte d’une maladie qu’aucun médecin ne parvient à diagnostiquer. Un jour, après que son père l’a accompagnée chez l’un de ses confrères, elle disparaît. Quatre ans ont passé. Larenz est toujours sans nouvelles de sa fille quand une inconnue frappe à sa porte. Anna Spiegel, romancière, prétend souffrir d’une forme rare de schizophrénie : les personnages de ses récits prennent vie sous ses yeux. Or, le dernier roman d’Anna a pour héroïne une fillette qui souffre d’un mal étrange et qui s’évanouit sans laisser de traces… Le psychiatre n’a dès lors plus qu’un seul but, obsessionnel : connaître la suite de son histoire.


Un thriller tout en suspense et tension, fait de chapitres courts donnant un rythme haletant à l’intrigue. Voici ce qu’est Thérapie. Je remercie Katia pour la découverte et l’envoi de ce livre qui m’a permis de faire connaissance avec une nouvelle plume bien que l’auteur ait déjà écrit plusieurs livres et que Thérapie soit sorti en 2008.

La quatrième de couverture dit tout ce qu’il y a à savoir pour aborder ce roman, histoire de jauger si oui ou non ce livre peut nous plaire, mais je dois dire avoir pris énormément de plaisir à découvrir l’histoire dans son entièreté, sans avoir (re)lu le résumé au préalable. Et l’expérience a été particulière, probablement parce que le livre est construit de façon particulière. C’est vrai qu’au début, toutes les données balancées font un peu brouillon dans le sens qu’aucune base d’intrigue n’est clairement posée. On nous donne des faits, on change plusieurs fois de décors et de personnages, et ce en très peu de temps et chapitres, ces derniers étant très courts. Le rythme est donc rapide dès le début et l’auteur instaure son ambiance et la tension qui rythmera ce thriller, dès les premières pages.
La disparition de la petite Josy reste très floue, notamment les conditions et la façon dont cette dernière a disparu. Et c’est grâce à un dialogue-thérapie entre Viktor, le papa de Josy et ancien psychiatre, et Anna, une jeune femme schizophrène voulant être à tout prix suivie par Viktor, que nous allons en apprendre plus, les confessions d’Anna ayant des similitudes avec la vie et la tragédie de Viktor. Alors en effet, on pourrait se dire qu’un livre entier fait de dialogues et de thérapie (même s’il y a beaucoup de récit aussi), ça n’a pas l’air bien intéressant. Et pourtant, si, ça fonctionne vachement bien ! Parce qu’au-delà du fait que la disparition de Josy est un mystère que le lecteur veut comprendre, j’ai ressenti ces doutes permanents tout au long de ma lecture. Viktor est-il fou ? parle-t-il seul ? Anna est-elle vraiment là ? si oui, qui est-elle ? Est-elle folle ? voyante ? réellement schizophrène ? Un brouillard subsiste autour des deux personnages et de ce qui se passe sous nos yeux. On ne sait jamais si l’auteur nous fournit de la matière ou s’il se joue de nous. Et cette expérience me rappelle étrangement celle vécue avec Claustrations de Salvatore Minni. Et en effet, dans ces deux livres, on sent bien que quelque chose ne tourne pas rond sans que l’on puisse mettre le doigt sur le détail qui pourrait nous donner un indice. Finalement, on sait pertinemment que l’auteur est en train de nous piéger et c’est définitivement cela que je préfère dans les thrillers.

Il y a tout de même un petit bémol, malheureusement : une question concernant Anna et Viktor que je me suis posée dès le début et que je n’ai pas mentionnée plus haut. Une question qui semblait de plus en plus appropriée à mesure que l’histoire avançait. Elle s’est transformée en théorie, puis en conviction et finalement elle a été une partie du dénouement. Simplement parce que parfois ça coince et que, « à moins que (la théorie) », tout ceci ne pas exister et si j’ai tort, alors toute l’histoire est bancale et truffée d’incohérences. Parce qu’en fait, ça ne pouvait être que ça et que c’était une évidence dès le début. J’ai malheureusement vu trop de films avec ce genre de ficelles dont un qui est dans mon top 3 de mes films préférés et qui a exactement les mêmes codes (et des similitudes dans l’intrigue).
En revanche, je ne remettrai pas en question la talent de l’auteur pour le suspense, ni la tension. Il tient son histoire, ses personnages et son intrigue, et même si une partie de la solution est évidente à mes yeux, un flou subsiste du début à la fin. Et d’autant plus que ma théorie sur Anna et Viktor n’est pas la révélation finale. Il reste quelque quarante pages après cela, pages qui retournent le cerveau du lecteur bien comme il faut !

Nul doute que ce livre a trouvé ses lecteurs et continuera d’en trouver, parce qu’il a tout d’un bon thriller qui balade le lecteur jusqu’à la dernière ligne. Et ce qui fait indéniablement le charme de cette histoire, outre le style de l’auteur qui m’a embarquée dès le début, c’est bien évidemment ce brouillard épais autour des personnages et de l’intrigue quasiment tout le temps. Une très jolie découverte malgré mes suspicions qui se sont avérées exact (je mets vraiment ça sur le compte du fameux film que j’ai regardé des dizaines de fois), qui me donne très envie de me plonger dans Passager 23 dont j’ai entendu beaucoup de bien !

Thérapie

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