Donato Carrisi – Le chuchoteur (Série Mila Vasquez 1)

513g1gFvMWL._SX307_BO1,204,203,200_Inspirés de faits réels.
Cinq petites filles ont disparu.
Cinq petites fosses ont été creusées dans la clairière.
Au fond de chacune, un petit bras, le gauche.

Depuis qu’ils enquêtent sur les rapts des fillettes, le criminologue Goran Gavila et son équipe d’agents spéciaux ont l’impression d’être manipulés. Chaque découverte macabre, chaque indice les mènent à des assassins différents. La découverte d’un sixième bras, dans la clairière, appartenant à une victime inconnue, les convainc d’appeler en renfort Mila Vasquez, experte dans les affaires d’enlèvement. Dans le huis clos d’un appartement spartiate converti en QG, Gavila et ses agents vont échafauder une théorie à laquelle nul ne veut croire : tous les meurtres sont liés, le vrai coupable est ailleurs. Quand on tue des enfants, Dieu se tait, et le diable murmure…


Récemment, j’ai réalisé que je ne déteste pas tant que ça les pavés, dès lors qu’ils m’offrent une intrigue haletante et des rebondissements réguliers pour maintenir ou réveiller mon intérêt en cours de lecture.
J’ai découvert Donato Carrisi à l’occasion de la sortie de Tenebra Roma en 2017, qui m’a poussée à lire la trilogie Sandra et Marcus. Série que j’ai adorée et qui m’a permis de découvrir un auteur, un style et une créativité qui me correspondaient à 100%. Le côté religieux de cette série et les multiples rebondissements y étaient pour beaucoup, aussi ai-je eu peur de me planter avec la série Mila Vasquez lancée avec Le chuchoteur.

Mes craintes se sont avérées justifiées. L’histoire est captivante et intéressante, c’est un fait. J’ai pris du plaisir à lire Carrisi, son style, mais un peu moins le roman sur le long terme. Concept assez difficile à expliquer puisque c’est la première fois que ça m’arrive. Le roman est un peu trop long, mais pas en nombre de pages ; même s’il se passe beaucoup de choses parce que l’enquête est complexe, il m’a manqué les rebondissements qui m’avaient tant séduite dans la série Sandra et Marcus et qui faisaient que la lecture passait vite : pas de temps mort, ni le temps de s’ennuyer. Certains avaient jugé ces rebondissements excessifs parce qu’ils étaient très nombreux, quasiment présents à chaque chapitre, mais ils m’ont terriblement manqué dans Le chuchoteur qui est tout de même un peu plat et soporifique sur le long terme, même si l’histoire et l’intrigue sont très bonnes ! Le roman n’est pas totalement dénué de révélations, mais enfin on est assez loin du rythme soutenu de Malefico ou Le tribunal des âmes (mes préférés).
J’aurais pu tout de même me laisser bercer par l’intrigue passionnante, et c’est un peu ce qu’il s’est passé sauf que second problème : je n’ai pas compris certaines déductions des policiers et ce qui leur semblait logique ne l’a pas toujours été pour moi. Si suivre le cheminement des flics pour arriver à leurs déductions me passionne vraiment parce que je n’ai pas cette logique naturellement, avec Le chuchoteur, j’ai souvent été dubitative les concernant. « Mouais, admettons »
Dernier souci avec ce livre : les personnages. J’ai bien aimé Goran (qui se révélera le plus passionnant de tous à la fin) mais j’ai trouvé tous les autres irritants, agaçants, transparents ou pas crédibles. La pire étant Mila Vasquez et c’est un souci puisque cette série lui est dédiée. Il semblerait que le personnage récurrent, ce soit elle ; ça va me poser quelques problèmes pour la suite puisque je compte tout de même me frotter au second livre de cette série L’écorchée.

Mais comme tout ne m’a pas déplu dans ce livre puisque finalement, je l’ai bien aimé, je me dois de parler du reste, et notamment de l’intrigue. Inspirée de faits réels, cette histoire est aussi morbide que passionnante. Ce qui m’a le plus captivée est la manière dont le personnage traqué se joue des policiers, du puzzle qu’il met en place en envoyant les flics sur la piste d’autres criminels révélant ainsi des tueurs et autres pédophiles cachés, tout en déroulant sa propre pelote de laine. Ce thriller est une immense toile d’araignée qui part dans tous les sens, mais qui réussit à piéger la victime : le lecteur. On se laisse guider avec plaisir en sautant de fil en fil jusqu’à atteindre le cœur de la toile. Et justement, que vaut-il ce cœur ?

Le dernier tiers du livre a tout de même l’avantage de revenir à ce que j’ai aimé chez Carrisi lorsque je l’ai découvert : révélations qui retournent l’histoire, twist ending, dernier rebondissement, le coup-de-poing dans le bidou et la fin qui donne envie de lire la suite. Oui, j’ai beaucoup aimé ce dernier tiers, plus que l’ensemble du livre même si l’intrigue se révèle brillante une fois que l’on a toutes les pièces du puzzle.
Je ne peux dire avoir été déçue ou avoir eu une lecture en dents de scie. Même si certaines petites choses m’ont manqué parce que j’avais de quoi comparer (et surtout parce que la série Sandra et Marcus a été une vraie révélation pour moi), Le chuchoteur reste un très bon thriller qui déroule son tapis en surprenant le lecteur mais surtout, en le piégeant, comme les personnages. Et étonnement, les personnages que j’ai préférés ont été les méchants que j’ai trouvés bien plus consistants et intéressants.

Si la série Sandra et Marcus m’a appris deux choses c’est que, d’un livre à l’autre d’une même série, l’intrigue et l’enquête peuvent être totalement différentes ; et qu’un personnage peut surprendre au point que mon opinion change à son sujet ou que je m’y attache enfin ! Affaire à suivre donc avec L’écorchée, bientôt…

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