Anne-Sara – La malédiction de Siffait

51923tLmPNL._SX327_BO1,204,203,200_Au 18ème siècle, Maximilien Siffait acquiert un site étrange sur les bords de Loire. Mais les énigmatiques « Folies Siffait » cachent le secret d’une tragédie ! 
Deux siècles plus tard, la malédiction s’abat de nouveau sur Siffait. Pour quelle raison Paola Lombardi offre-t-elle des vacances médiévales à ceux qui ont marqué sa vie ? Hanté par des querelles religieuses et psychologiques, ce thriller nous entraîne de Venise à Siffait. Quelle énigme dissimule le vieux parchemin que cache le Père Baptiste ? Dans un château au décor moyenâgeux, la profiler Sam Light découvre une surprenante assemblée qui tient à la fois de la comédie théâtrale et de la réunion mondaine. Étrange cocktail de personnalités hétéroclites ! Emportés dans une spirale de conflits, de défiance, de jalousie et de vengeance, les invités vont devoir affronter de terribles épreuves. Avec délectation, un assassin déguise ses meurtres en « mort naturelle ».
Au fil des pages, le lecteur pénètre dans un labyrinthe d’intrigues, de mystère et de suspense où chaque personnage est imprévisible.


Anne-Sara est une de ses auteurs dont je n’oublierai jamais la rencontre. Pétillante et lumineuse, elle a attiré mon attention dès que j’ai scruté les auteurs présents au salon Noir Vézère. Sa bienveillance n’a d’égal que sa gentillesse et c’est enveloppée de douceur que je l’ai abordée. Le premier choc est de passer de ce visage souriant, aux couvertures noires, voire effrayantes, de ses écrits. Le contraste est d’autant plus flagrant que l’intérieur du livre ne reflète pas plus cette aura apaisante de son auteur.

Parfois, on regrette tellement de ne pas avoir adhéré à tout dans un bouquin que l’on s’auto-culpabilise. On se demande si on n’est pas passé à côté de quelque chose ? Si l’on a vraiment tout compris ? Si finalement, ce livre qui était une évidence, était réellement pour nous ? C’est ce qu’il m’arrive avec ce livre que j’ai beaucoup aimé, attention, mais qui m’a tout de même parfois perdu.
Si les intrigues riches ne me dérangent absolument pas – et celle de La malédiction de Siffait en fait partie – j’ai parfois été éjectée du texte à cause de détails et de lenteur dans le développement de certaines scènes. Il faut aimer flâner et suivre les personnages et l’action presque pas à pas pour se délecter du livre dans son entièreté. Mais attention, je ne parle pas de détails et lenteur inutiles, parce que dans La malédiction de Siffait ils servent l’intrigue, c’est certain. Je ne fais simplement pas partie des lecteurs qui aiment flâner autant, un peu comme si une caméra se déplaçait très lentement pour qu’on ait le temps de tout voir et tout noter. Cela ne m’a pas empêché de savourer ce livre qui regorge de créativité et d’originalité, et de l’avoir englouti !

Le lecteur est projeté dans une ambiance médiévale au cœur de la demeure de Paola Lombardi dont le trouble passé et les intentions présentes piquent la curiosité du lecteur. Paola a convié quelques invités – des personnes qui ont compté pour elle et ont fait partie de sa vie (ce qui n’est plus forcément le cas) – qu’elle a réuni dans sa demeure pour un mois. Parmi eux, Sam photographe et profiler qui accompagne Alain, commissaire et ex-mari de Paola. Arrivés sur les lieux des festivités, les deux amis, grâce à leur flair, vont rapidement sentir le vent tourner : quelque chose se prépare. Les suspicions des deux acolytes vont les pousser à enquêter, à surveiller les convives qui semblent comploter, à noter, et à conclure. Et rapidement, des têtes vont tomber.
Parmi les invités, que des suspects et au cœur de l’enquête officielle suite à des morts plus ou moins naturelles, le passé des personnages refait surface, les langues se délient, les secrets sont exposés. Il y a des histoires dans l’histoire, des histoires parallèles, des histoires qui se rejoignent, le tout ressemblant à un immense puzzle jusqu’à ce que la dernière pièce vienne révéler l’image. Et quelle dernière pièce ! Un final renversant et un épilogue qui accompagne le lecteur vers la sortie des Folies Siffait en compagnie des personnages avec lesquels nous avons partagé 487 pages. Pincement au cœur garanti !

J’ai suivi cette enquête avec grand intérêt avalant les pages par centaines tant l’intrigue est passionnante et riche, assez loin du style policier traditionnel et moderne. Déambuler dans l’immense terrain que sont les Folies Siffait n’a été que plaisir : j’y étais. Ce que je reproche un peu à ce livre dans les débuts de ma chronique (la lenteur de certaines actions notamment) à cela de bien que l’immersion est envoûtante et que le lecteur est transporté sur les lieux de l’intrigue. Une belle découverte et une lecture très agréable.

La malédiction de Siffait
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