Gwenn Aël – Ahriman

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Alors que Toulouse sombre dans un déferlement d’intempéries inexplicables, le lieutenant Éliot Bénin est confronté à la plus sordide affaire de sa carrière. Des meurtriers aussi déterminés que sanguinaires s’inspirent des méthodes de l’Inquisition et de la mise à mort du Christ pour assassiner des hommes.
Bénin ressent immédiatement le caractère hors norme de cette enquête qui le mènera, deux millénaires en arrière, au jour lointain où tout a réellement commencé : en l’an 33 après J-C…


Je n’ai pas pris le risque de regarder, avant de débuter ma lecture, ce que Ahriman voulait dire et je dois avouer que la surprise aurait été gâchée en allant voir, surtout que la révélation arrive très vite.
Très vite. Voilà un qualificatif adéquat pour ce roman. À ne pas confondre avec trop vite, très vite veut seulement dire que dès les premières lignes, les premiers mots, l’intrigue vous saute à la gorge, s’agrippe et ne vous lâche qu’à la fin.

Je me souviens avoir partagé mon enthousiasme en début de lecture avec un auteur et je lui ai plus ou moins dit : une noyade, un rituel satanique, des patients d’un hôpital psychiatrique qui s’agitent tous en même temps, une tempête à base de pluie de sang, tout cela en 14 pages… je tiens peut-être un truc cool. Il est vrai que je suis entrée dans ce roman à cent pour cent, très vite, intensément, en perdant toute notion de ce qui m’entourait, du temps qui passait, de la vie qui continuait, indéniablement. Je vais balayer le fait que, oui, il y a quelques coquilles qui sautent aux yeux, quelques répétitions notamment d’expressions et que les dialogues ne sont pas toujours très fluides (je ne suis pas du tout fan des incises). Mais prise par l’histoire, je suis passée au-dessus, complètement absorbée par ce roman qui avait toute mon attention. Avec une entrée en matière de la sorte, je n’en attendais pas moins. J’ai trouvé le style de l’auteur très agréable et prenant ; j’avais cette impression, souvent, que malgré la noirceur du récit, je lisais en chantant. Les mots coulaient, la lecture était fluide et enivrante. Elle a réveillé en moi une addiction, si bien que je peinais à poser le livre lorsque je devais le faire. Et puis l’histoire a débuté.

Le résumé, pour une fois, ne spoile pas les 3/4 du livre. J’avais très peur, justement, qu’avec autant de matière dans la quatrième, on me gâche la découverte de l’intrigue. Pas du tout. Ce résumé, même s’il semble montrer le contraire par la richesse de son contenu, n’est qu’une infime partie de l’histoire qui tient d’ailleurs en moins de trente pages.
Dans ce livre, Rennes-le-Château et ses alentours – Toulouse notamment – ont connu de nombreux drames, mystères et phénomènes étranges, notamment un arrivage de sectes dans les années 90 qui va être le centre de toute cette affaire. Alors que la tempête fait rage sur Toulouse, des hommes étroitement liés à l’église catholique sont retrouvés crucifiés (à l’envers) dans des circonstances tout à fait répugnantes, tant la violence et l’atrocité des mises à morts dépassent l’entendement. Le verdict est sans appel : on veut faire payer quelque chose à ces gens. Mais quoi ? Inspiré des méthodes de l’Inquisition et de la crucifixion de Jésus, ce livre nous plonge dans l’horreur à l’état pur et dans un mystère fait de secrets et de croyances à travers une enquête menée par le lieutenant Eliot Bénin. De découvertes en révélations, c’est tout un pan religieux que l’homme va nous dévoiler. Un livre aux multiples tableaux dans lequel on ne s’ennuie jamais tant l’intrigue est riche. On saute de l’un à l’autre sans ne jamais les survoler ; le lecteur est plongé au cœur de chaque instant de vie et de mort, au gré des corps retrouvés, des informations dénichées et des secrets révélés, jusqu’à remettre en question ce que l’on croyait acquis.

Je me suis donc régalé avec cette histoire, doux mélange d’enquête policière et de thriller fantastique agrémentée de quelques pincées de faits réels. Tous les ingrédients étaient donc là pour que j’adhère à l’histoire et au style de l’auteur. Ce que j’ai fait bien évidemment.
J’ai été plus emballée et captivée par la première partie que par la deuxième, peut-être parce que l’enquête a pris plus de place, je ne sais pas trop. Il me semble que le rythme était moins prenant, l’histoire légèrement moins haletante. Finalement, avec ou sans décélération à l’entrée de la seconde partie, ce livre m’a emmenée dans deux univers – celui de l’auteur et celui de l’histoire – que je ne suis pas prête d’oublier je crois. La seconde partie finie beaucoup mieux qu’elle n’a commencé (à mon goût) en alternant dans chaque chapitre les différents tableaux sur lesquels l’intrigue s’est étendue. Le rythme s’accélère, les personnages sont au cœur de l’action jusqu’au très attendu dénouement qui s’offre deux twists ending. Je me suis attachée aux personnages, vraiment intéressée à l’intrigue et à son dénouement et en plus de cela, j’ai appris des choses. Un presque sans-faute qui m’a totalement convaincue.

Merci à Annick pour cette merveilleuse découverte !
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