Frédéric Livyns – Les contes d’Amy

51db5PEKphL.jpgTout commence par un petit cahier trouvé par hasard dans un asile désaffecté.
L’inquiétude surgit au détour d’un rapport psychiatrique qui laisse entendre que la petite Amy, la rédactrice de ces contes peu ordinaires, était perturbée mentalement. L’angoisse se matérialise sous la forme d’une affirmation : l’enfant a le pouvoir de vous faire vivre vos peurs les plus profondes.
Que feriez-vous si, du jour au lendemain, tous les gens qui vous entourent apparaissaient défigurés, brûlés ? Quelle serait votre réaction si votre fille se liait d’amitié avec un ami pas si imaginaire que cela ? Auprès de qui chercher de l’aide quand votre famille se fait déchiqueter sous vos yeux par les créatures qui se tapissent dans les ténèbres ?


Qu’est-ce donc que ce livre ? Un recueil de nouvelles ? Une roman court ? Un mélange de tout ça. Un recueil à la sauce Livyns, et ça vaut le détour.

Après avoir découvert L’obscurje me suis procurée Les contes d’Amy et Sutures histoire de plonger à nouveau dans l’univers de cet auteur si particulier. Particulier dans la manière d’écrire, dans la manière de construire son roman et de jouer avec nos peurs. Étrangement, j’ai du mal à appeler ce livre un recueil de nouvelles à cause de sa construction. Il ne s’agit pas simplement d’un enchaînement de nouvelles, les unes à la suite des autres. Non. Il y a une histoire avant, pendant et après cet enchainement de nouvelles, une intrigue en arrière-plan qui finit en apothéose dans les dernières pages.

Il y a une lectrice d’un carnet rempli d’histoires dont on prend très facilement la place, et pour cause nous lisons les mêmes textes qu’elle. Il y a une explication à l’existence de ce carnet, aux personnages que l’on retrouve dans chaque histoire et surtout une explication en amont sur la manière dont le personnage trouve le carnet et pourquoi elle le lit.

J’ai adoré cette lecture rapide, d’autant plus que j’ai enchaîné les nouvelles une par une et que chacune d’entre elle a réveillé une peur, ou tout du moins un sentiment de gêne. Démon, fantôme, phénomènes paranormaux, terreurs nocturnes, il y en a pour tout le monde sans jamais tomber le gore. Autant dire que je n’ai pas refermé ce livre avec beaucoup sérénité… Sait-on jamais, il aurait pu m’arriver la même chose qu’au personnage, en refermant mon carnet…

Même si j’ai eu une petite préférence pour Réminiscences, cela ne veut pas dire que les autres nouvelles étaient en dessous de celle-ci. Chacune est atypique, originale, et pleine de surprises. De quoi se faire peur pendant quelques heures.
Prochaine étape, Sutures, que je me garde bien au chaud.

Les contes d’Amy

 

 

 

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