Stanislas Petrosky – L’amante d’Étretat

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Isabelle et Frédéric vivent une des plus belles histoires d’amour qui soit, passionnée et fusionnelle. Mais un jour où Frédéric part s’adonner à sa passion, la planche à voile, il disparaît corps et bien en mer. Isabelle va doucement mais sûrement sombrer dans la folie sans l’homme qu’elle aime. Stanislas Petrosky nous entraîne dans les méandres de la dépression. Jusqu’où le manque de l’être aimé peut-il mener ? 


J’ai d’abord craqué pour la couverture. Totalement mon genre, tout ce que j’aime. Puis, j’ai été intriguée par le contraste entre cette couverture très sombre, pessimiste, et cette quatrième de couverture qui parle d’amour, de drame, de folie, et de l’être aimé.
Puis une fois reçu, j’ai eu très peur. Autant les thrillers et les livres courts ne m’angoissent pas tant que ça, autant un petit thriller me laisse perplexe. Cent-vingt pages seulement. Comment instaurer le suspens en si peu de pages ? Est-ce-que ça va fonctionner ? Vais-je adhérer au concept et à l’histoire rapide ? Vais-je m’attacher aux personnages ?
Les vingt premières pages (plus ou moins), relate la vie d’Isabelle de ses dix ans au drame qui touche Frédéric, en passant par son enfance, la mort de ses parents, la rencontre avec son mari et ses beaux-parents, son mariage. Une vie résumée en vingt pages en ne prenant que l’essentiel et en relatant les faits de façon concise, mais suffisamment claire pour que l’on s’imagine le calvaire de l’enfant, la douleur de l’adolescente, le bonheur de la femme.
Le lien avec Isabelle se crée très vite et de façon intense. Parce que cette jeune femme a eu une enfance loin d’être facile, on se dit que le bonheur qu’elle vit auprès de Frédéric n’est que mérité. Enfin, elle peut être heureuse et aimée.

Et puis c’est la plongée en apnée pour Isabelle. Le lecteur suit sa descente aux enfers avec un mélange de compassion et d’incompréhension, parfois-même de dégoût ou de fascination. La folie et la dépression dans ce qu’elles ont de plus terrible, poussant une jeune femme à se défraîchir, dépérir, se métamorphoser et à se couper du monde. N’être plus que l’ombre d’elle-même, malheureuse et meurtri.
On assiste aux différentes étapes du deuil, à la différence près qu’avec Isabelle tout est disproportionné. Elle nie en bloc avec beaucoup trop d’aplomb, sombre dans la tristesse après une chute vertigineuse qui la pousse à tenter le pire parce qu’enfin elle réalise que Frédéric est décédé, puis accepte avec beaucoup trop de facilité. On en vient même à penser que l’auteur aurait pu gratter un peu plus, étendre son histoire et rendre le tout moins rapide. Mais grossière erreur de penser cela, parce que le dénouement, l’ultime révélation vient balayer tout ce que l’on croyait acquis. Le récit prend alors une toute autre dimension et le personnage d’Isabelle devient légèrement moins attendrissant.

Quant à la couverture, elle vaut toutes les quatrièmes du monde…

Alors oui, j’aurais en effet adoré lire la même histoire mais plus développée. Lire peut-être plus de folie, plus intensément, avec plus de détails et de pages. Parce qu’il y en effet une histoire très intéressante et qui, même si elle est agréable avec ses 120 petites pages, aurait également bien fonctionné en format plus long, surtout que j’ai adoré le style de l’auteur ! Cela dit, il est aussi agréable de lire un livre avec les codes du thriller en petit format, une lecture rapide et efficace qui se glisse facilement entre deux pavés.
Une jolie découverte tout de même qui va me pousser à me procurer un autre livre de Stanislas Petrosky qui a éveillé ma curiosité !

L’amante d’Étretat

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