Valérie Mréjen – L’agrume

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J’avais envie d’un petit livre. Le genre de livres que l’on commence le soir après dîner et que l’on finit avant de s’endormir. Cela tombait bien, j’avais ça dans ma bibliothèque. L’agrume de Valérie Mréjen. Fait étonnant, il n’existe pas de résumé. La quatrième de couverture se compose d’un jaune uni sur lequel est écrit une phrase, citation tirée du livre qui dit ceci :
Les blancs liquides commençaient à monter en neige ferme.
Alors finalement, qu’est-ce-que c’est que cette histoire d’agrume ?


Nous étions assis sur un banc près des Halles, sous une espèce de pergola en bois. Il faisait bon. Il m’a dit je ne t’aime pas.

Ainsi commence ce crève-coeur qu’est L’agrume. Ce livre, ou plutôt l’auteure, se raconte, narre cette histoire d’amour qui semble être à sens unique. Elle aime un homme, qui ne l’aime pas. Pourtant, elle est bien amoureuse, bien accro, et elle fait de son mieux pour le satisfaire, complètement soumise au moindre de ses désirs quitte à détruire ce qu’elle est – et à se sentir coupable d’aimer des choses qu’il n’aime pas – dans le simple but de lui plaire. Elle attend les appels, attend qu’il arrive, attend qu’il revienne, attend qu’il l’aime tout simplement.

Ce sont ainsi des bribes de vie qui nous sont racontées, de façon naturelle, presque niaise, tant Valérie semble naïve au sujet de cet homme qui, indéniablement, joue avec elle et avec les femmes de façon générale. Elle pleine d’espoir, lui plein de malice. Elle amoureuse et lui…

Alors ça se laisse lire, tout en nous pinçant le coeur parfois. Souvent, on a envie de la secouer cette Valérie, mais on se dit aussi que nous réagirions pareil, que nous le faisons peut-être déjà. Je me serais tout de même passée des phrases commençant par « une fois » ou « une autre fois », un peu trop répétitives.
En 77 pages, j’ai pleuré, j’ai ri, je me suis souvenue, j’ai espéré, je me suis reconnu, j’ai pas voulu me reconnaitre, j’ai pensé à un homme, j’ai songé à une femme que j’ai été, à celle que j’aurais voulu être… et j’ai fermé le livre en me rappelant que, parfois, nous ne sommes pas autorisés à aimer celui ou celle que l’on aime, et que c’est sacrément compliqué à gérer.
Je n’attendais rien d’autre de ce petit livre que de me faire voyager pendant une heure ou deux. Je ne m’attendais pas à être éblouie, subjuguée, surprise. Je voulais du simple et du court, c’est ce que Valérie Mréjen offre avec ce texte là. Il n’a aucune prétention, et c’est très bien comme ça.

L’agrume sur Amazon
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