Damien Leban – Le sanctuaire d’Ombos

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Berrighton (Maine, USA). Des événements dramatiques se succèdent : disparition d’Emma Rickson, meurtres abominables, incendies inexpliqués. L’enquête va délibérément prendre une tournure ésotérique et cauchemardesque, alors que des membres de la famille de la jeune femme sont assassinés. Désormais, tout l’accuse. Mais de nombreux indices à caractère ritualistique, l’enchaînement de phénomènes paranormaux et l’évasion d’un serial psychopathe font invariablement replongler le shérif Neman dans les affres d’un terrible passé..


En refermant Le sanctuaire d’Ombos, je suis à la fois très impressionnée par la précision avec laquelle l’auteur a relaté son intrigue ; déçue que l’histoire soit déjà terminée ; soulagée par la mort de certains personnages et par la survie de certains autres ; choquée par les dernières révélations ; perdue dans mes pensées.

Difficile d’aborder ce livre et mes ressentis sans dévoiler ne serait-ce qu’un tout petit peu l’intrigue. C’est qu’il y a tellement de tableaux, de faits, de personnages, et de rebondissements, que je ne sais même pas si dévoiler le prénom d’un personnage est un spoil, ou non. C’est dire. Alors je ne vais pas aborder l’intrigue, si ce n’est pour dire que Damien Leban m’a emmenée au coeur de son histoire avec grand talent. Bon sang que c’était génial d’avoir une intrigue aussi originale et captivante… riche en rebondissements et en actions, si bien que j’ai fini ce livre le souffle coupé. La quatrième a tenu toutes ses promesses, et mieux encore. J’ai dévoré et adoré ce livre !

Qu’il est difficile de chroniquer un livre que nous avons adoré. Le problème que j’ai avec Le sanctuaire d’Ombos, c’est que j’ai absolument tout aimé, ou presque. Hors mis quelques longueurs au début de la seconde partie du roman, je n’ai rien à redire tant sur l’intrigue, que sur la construction. Pas même une petite erreur dans les personnages, ou dans le style. Alors j’ai tout aimé, oui. Mais pourquoi ? Et voilà toute la difficulté de ma mission. Je ne sais pas retranscrire ce que j’ai ressenti. Je ne sais pas exactement identifier ce qui m’a autant plu, et en même temps je sais pertinemment pourquoi j’ai aimé ce roman. Alors je vais faire avec les moyens du bord et faire de mon mieux.

À bien y réfléchir, ce livre a été un enchaînement de claques successives. À cause de l’intrigue d’abord. Quelle gifle ! Autant d’originalité et de créativité dans 458 pages… j’en reste bluffée. Il n’y a aucun temps mort, aucune phrase faite pour combler un vide, tout a son importance, sa raison d’être, et son explication. Cette intrigue d’ailleurs qui mène les personnages par le bout du nez – et puis le lecteur aussi -, offre de multiples rebondissements auxquels on ne s’attend pas, que l’on a même pas imaginés. C’est assez simple en fait, j’ai tellement été prise dans l’histoire que je n’ai pas eu une seule seconde pour anticiper, ou réfléchir à quoique ce soit. Un élément n’a même pas le temps de s’essouffler, que l’on part déjà sur autre chose, notre curiosité et intérêt à nouveau agrippés, et c’est reparti pour un tour, jusqu’à la fin.

L’intrigue riche en matière, joue sur plusieurs tableaux avec différents personnages tous aussi attachants, intrigants, parfaitement bien construit, les uns que les autres. Ils ont été la seconde claque, et mention spéciale pour le shérif Neman qui a lui tout seul est un puits sans fond de perfection. J’ai adoré ce personnage qui porte l’intrigue à lui tout seul, et qui a su toucher mon âme tant il est un homme meurtri. C’est vrai qu’au début je me suis dit qu’il s’agissait d’un énième flic névrosé, comme on commence à avoir l’habitude de rencontrer dans les romans. Mais point de caricature dans ce livre là. Neman est un personnage tout à fait atypique, bien souvent déclencheur d’empathie, auquel je me suis attachée plus que de raison.

Troisième claque, le genre du roman. Et je devrais dire les genres. L’auteur s’était déjà bien cassé la tête à pondre une intrigue à plusieurs facettes, avec un méli-mélo de mystères qui ressemblait fortement à deux paires d’écouteurs emmêlés. À cela, il a ajouté une flopée de personnages travaillés, affinés, et taillés pour leurs rôles au trait près. Et en plus, Damien Leban se permet de mélanger habilement et avec une perfection certaine, le thriller, le polar et le fantastique sans jamais flancher ou s’emmêler les pinceaux. Bien au contraire, chaque facette de l’intrigue conduite par un genre spécifique (Neman et le polar, la secte et le fantastique, la disparition d’Emma et le thriller, entre autres) offre au lecteur beaucoup de possibilités et énormément de faits auxquels se raccrocher. Un mélange qui se veut harmonieux et terriblement efficace, qui tient le lecteur en haleine du début à la fin.

La dernière claque survient à la fin du livre. J’étais bien loin d’imaginer verser une larme en atteignant le mot fin, et pourtant c’est bien ce qu’il s’est passé. Une fin qui se veut peut-être un peu trop romanesque justement (parce que je m’attendais à un peu plus de dur), mais qui touche, retourne, et marque le lecteur qui achève son voyage sur une très jolie phrase. La boucle est bouclée.

Le sanctuaire d’Ombos

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