Amélie Antoine – Quand on a que l’humour…

41TkChsXzgL._SX303_BO1,204,203,200_C’est l’histoire d’un humoriste en pleine gloire, adulé de tous, mais qui pense ne pas le mériter.
Un homme que tout le monde envie et admire, mais que personne ne connaît vraiment.
Un homme blessé qui s’est accroché au rire comme on se cramponne à une bouée de sauvetage.
C’est aussi l’histoire d’un garçon qui aurait voulu un père plus présent.
Un garçon qui a grandi dans l’attente et l’incompréhension.
Un garçon qui a laissé la colère et le ressentiment le dévorer.
C’est une histoire de paillettes et de célébrité, mais, surtout, l’histoire d’un père et d’un fils à qui il aura fallu plus d’une vie pour se trouver.


Nous sommes en 2019, pas tout à fait deux ans après la publication de cette chronique, mais pas loin. Pour la première fois, j’ajoute quelque chose à une chronique passée, une sorte de justification. Quand on a que l’humour a été une lecture particulière et comme vous allez peut-être le constater si vous la lisez, la chronique est pauvre. Mauvaise même. Je pense à relire le livre et à refaire une chronique, mais j’avoue que j’ai un peu peur.
Suite à la lecture de ce livre et la rédaction de cette (mauvaise) chronique, j’ai été confrontée à une panne de lecture qui m’a fait très peur. J’ai été à deux doigts de supprimer mon blog, sur un coup de tête, en me persuadant d’être finalement incapable de parler des livres qui me plaisent vraiment – ce qui n’était pas vrai puisque je l’avais fait dans le passé.
Aujourd’hui, deux ans après, je pense toujours à cet article et j’ai une boule au ventre lorsqu’il apparaît dans les articles récemment visités par les personnes qui parcourent mon blog. Cette chronique ne rend pas justice au livre, elle n’est pas à la hauteur de ce que j’attends de moi-même, elle est l’unique point noir de mon blog ; l’article que je n’assume vraiment qu’à moitié.
Vous voilà donc prévenus sur le contenu qui va suivre, je m’en excuse auprès de vous, de l’auteure, de moi-même surtout.


Il serait probablement plus facile de vous dire tout ce que je n’ai pas aimé dans ce livre. La réponse est plus simple puisqu’il s’agit de « rien ». Ou bien, je pourrais simplement dire que j’ai tout adoré, fermer la page et commencer ma prochaine lecture. Mais ça n’est pas aussi simple.

C’est bien la première fois que je lis un roman avec handicap : je ne suis pas emballée par le thème abordé. Et pourtant, c’est sereine que je commence ce roman. Peut-être parce que dans ma tête, j’ai déjà anticipé l’histoire. Je me dis probablement que de toute façon je sais comment ça va se terminer. « Il vécurent heureux ».
Et bien pas du tout ! Grossière erreur que d’avoir douté d’Amélie Antoine, que je ne connaissais d’ailleurs pas avant ce roman. Et non, je ne fais pas partie de ces lecteurs qui ont fondu pour Fidèle au poste, mais je n’ai pas dis mon dernier mot !

Dès les premières pages, et à ma grande surprise, je suis emportée par les mots de l’auteure. Il pourrait pleuvoir ou neiger que je resterais sur ma chaise longue à siroter ma menthe à l’eau en lisant ce roman. Deuxième grande surprise, et pas des moindres, l’utilisation de la construction passé / présent que je chérie tant. Dans la première partie, c’est la vie de l’humoriste que l’on découvre. Son enfance, bien sûr, et sa vie d’adulte. De l’instant où l’humour est devenu son métier, jusqu’à sa déchéance, Edouard se livre à nous. Et j’aime vraiment beaucoup le style « journal intime » de ce personnage qui débite finalement toute sa vie de façon poignante. La deuxième partie quant à elle… et bien difficile d’en parler sans spoiler. L’histoire vole en éclat et c’est en réalité un nouveau départ, tant dans la construction même du roman que dans l’intrigue. Nouveau départ oui, mais sans s’éloigner du sujet. C’est une nouvelle facette de la personnalité d’Edouard que l’on découvre, et finalement, alors qu’on pensait tout connaître de lui, on se rend vite compte que nous avions tout à apprendre. Et si j’étais vous, je ferais bien attention aux détails, on est jamais à l’abri d’une jolie surprise !

J’ai absolument tout aimé dans ce livre, sans pour autant être capable de l’expliquer. Les personnages sont justes, l’écriture est fluide, les émotions poussées. Tout ce que je sais, c’est que je l’ai dévoré et que si un jour, on venait à me demander quel livre lire pour débuter, j’aurais une pensée pour « Quand on a que l’humour« .

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4 commentaires sur « Amélie Antoine – Quand on a que l’humour… »

  1. Tout comme toi j’ai beaucoup aimé ce roman, et j’ai également découvert l’auteure avec ce livre, d’ailleurs j’ai eu l’occasion d’échanger avec elle et elle est vraiment adorable ! 🙂

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